" La pierre précieuse, voire de grand prix aux yeux de certains, qu'est l'émeraude, se voit insultée par un morceau de verre habilement truqué, s'il ne se rencontre personne qui soit capable de procéder à un examen et de démasquer la faute. Et lorsque de l'airain a été mêlé à l'argent, qui donc, s'il n'est connaisseur, pourra aisément le vérifier ? "(Saint Irénée, Contre les hérésies)


jeudi 4 septembre 2014

A la rencontre de la Sainte Écriture

Véritable bibliothèque réunie en un seul ouvrage, la Sainte Bible est une œuvre extraordinaire. Elle est plus qu’une histoire entre Dieu et les hommes. Elle est Parole de Dieu. Dieu se fait connaître et fait connaître sa volonté. Œuvre d’origine divine, notre âme est au contact de la pensée divine, elle s’illumine d’une présence ineffable qui la modifie au grès de la lecture. Œuvre humaine, elle est écrite par des hommes de Dieu, des rois, des poètes, des prophètes, des apôtres. Transmise de génération en génération, elle traverse le temps et s'est diffusée sur toute la surface de la terre. Œuvre poétique, elle nous livre des mystères dans un langage qui charme et éclaire.

La Sainte Bible est au centre de toutes les confessions et sectes qui se rattachent plus ou moins au judaïsme et au christianisme. Reconnue par toutes comme divine, elle est la source de leur enseignement. Or il est étrange qu’en dépit d’un socle prétendu commun, différentes croyances puissent autant diverger sur la doctrine et le culte. Comment un livre, aussi excellent soit-il, peut-il donner lieu à autant de divisions et de disputes ? Les adversaires de la foi peuvent alors ironiser de cette situation absurde et prêcher le caractère relatif des vérités de foi. Or cet argument ne tient que par notre ignorance et la mauvaise foi de ceux qui le défendent. Car la division ne naît pas de la Sainte Bible. Les esprits sont en effet déjà bien divisés avant même sa lecture et son étude.

Devant nous est posée une Sainte Bible intitulée: « la Sainte Bible selon la Vulgate ». Avant même de la lire, une remarque s’impose. Elle est une œuvre matérielle, un ensemble de livres traduits généralement en une langue dite vulgaire. Elle est en effet une œuvre destinée aux hommes. Elle a aussi une histoire. Notre article a pour but de rappeler cet aspect bien matériel des choses…

La composition de la Sainte Écriture

Table des canons (Londres)
Fragment du VIe-VIIe siècle
(wikipédia)
La Sainte Bible est constituée d’un ensemble de livres aux genres différents (historique, poétique, prophétique, apocalyptique). Dans la version chrétienne, elle est constituée de deux sous-ensembles : l’Ancien et le Nouveau Testament. La naissance de Jésus-Christ sépare les deux parties. La seconde partie comprend en effet tous les livres qui ont été rédigés après cet événement. La version juive de la Sainte Bible en usage aujourd’hui n’est constituée que de livres écrits avant l'ère chrétienne.

La composition de la Bible chrétienne est variable en fonction des religions et des confessions. Dans la version catholique, l'Ancien Testament comprend 46 livres, le Nouveau Testament 27. Les juifs ne reconnaissent que 39 livres. Ce nombre est parfois ramené artificiellement à 24 ou 22 selon le nombre des lettres de l’alphabet hébreu. Les protestants ne reconnaissent pas non plus tous les livres de la Bible catholique. Généralement, leur version de l’Ancien Testament est plus ou moins identique à la Bible hébraïque.


La liste de composition des livres sacrés est appelée canon, qui signifie « règle ». Ainsi les livres reconnus comme appartenant à la Sainte Bible sont appelés canoniques. L’Église catholique a défini solennellement cette liste en 1441 lors du Concile de Florence puis l’a confirmé au Concile de Trente (1546) et au Concile de Vatican (1870). Cette liste est déjà reconnue au IVe siècle, en particulier lors des conciles d’Hippone (393) et de Carthage (397). Le canon le plus ancien qui a été trouvé est celui de Muratori qui date du IIIe siècle. Il a été élaboré à Rome.

Le canon catholique concernant l’Ancien Testament comprend
  • le Pentateuque : Genèse, Exode, Lévitique, Nombres, Deutéronome ;
  • les livres historiques : Josué, Juges, Ruth, Samuel 1 et 2, Rois 1 et 2[1], Chroniques 1 et 2[2], Esdras, Néhémie[3], Tobie, Judith, Esther, Maccabées 1 et 2 ;
  • les livres poétiques et sapientiaux : Job, Psaumes, Proverbes, Ecclésiaste, Cantique des Cantiques, Sagesse, Ecclésiastique ;
  •  les livres prophétiques : Isaïe, Jérémie, Lamentations, Baruch[4], Ézéchiel, Daniel, Osée, Joël, Amos, Abdias, Jonas, Michée, Nahum, Habaduc, Sophonie, Agée, Zacharie, Malachie.
Le canon catholique du Nouveau Testament comprend :
  • cinq livres historiques : les Évangiles selon Saint Matthieu, Saint Marc, Saint Luc et selon Saint Jean, et l’Acte des Apôtres ;
  •  vingt-et-un livres didactiques : 
    • les épîtres de Saint Paul : Épître aux Romains,  aux Corinthiens (I et II), aux Galates, aux Thessaloniciens (I et II), aux Éphésiens, aux Colossiens,  aux Philippiens, à Philémon, à Tite, à Timothée (I et II), aux Hébreux ;
    • les sept épîtres catholiquesÉpître de Saint Jacques, de Saint Pierre (I et II), de Saint Jean (I à III), de Saint Jude ;
  • un livre prophétique : l’Apocalypse.
Parmi ces livres canoniques, l’Église distingue :
  • les livres protocanoniques, ceux qui ont toujours été reconnus comme appartenant à la Sainte Bible ;
  • les livres deutérocanoniques, ceux qui ont fait l’objet de discussions. 
Dans l’Ancien Testament, les livres deutérocanoniques sont  Job, Ecclésiastique, Baruch et Macchabée 1 et 2, les sept derniers passages d’Esther, trois passages de Daniel (VIII, 24-90, XIII et XIV). Dans le Nouveau Testament, ce sont l’Épître aux Hébreux, de Jacques, la deuxième Épître de Saint Pierre, la deuxième et troisième Épître de Saint Jean, l’Épître de Jude et l’Apocalypse. 





La Bible hébraïque

Le premier canon juif aurait été défini par Esdras au Ve siècle avant Jésus-Christ (vers 444)  puis sous Antiochus Épiphane vers le IIe siècle avant Jésus-Christ. Après la ruine de Jérusalem en l’an 70, les juifs ont fixé un nouveau canon selon quelques principes. Seuls les livres uniquement reçus en Palestine sont reconnus. Ils rejettent toute légitimité aux autres versions bibliques, notamment grecques. C’est pourquoi les textes écrits en grec ou connus seulement à travers une version grecque ont été rejetés. Les textes de version araméenne sont traduits en hébreu. La Bible hébraïque est ainsi entièrement hébreu. Ils suppriment aussi toute influence du christianisme et de l’apocalyptique. Ce canon marque notamment une forte volonté d’affirmer l’identité juive face au développement du christianisme.

La version hébraïque de la Bible est constituée de trois groupements : 
  • la Loi (Torah) ;
  • les Prophètes (Neviim) ;
  • les Écrits (Ketouvim). 
La Loi comprend le Pentateuque. Les Prophètes sont divisés en deux classes en fonction de l’exil et de la destruction du Temple par les Babyloniens : 

  • les Prophètes antérieurs (Josué, Juges, Samuel, Rois) ;
  • les Prophètes postérieurs (Isaïe, Jérémie, Ézéchiel et les douze Petits Prophètes réunis en un même recueil). 

Les Écrits comportent les livres poétiques (Psaumes, Proverbes et Job), les cinq méghillôt ou « rouleaux » (Cantique des Cantiques, Ecclésiaste et Esther), les livres de Daniel, d’Esdras-Néhémie et des Chroniques.

Références des versets bibliques

Il est d’usage de diviser les textes de la Sainte Bible en chapitres et en versets. La division en chapitre date de 1226 environ. Etienne Langton, professeur à l’université de Paris, archevêque de Cantorbéry et cardinal, en est l’initiateur. La division en versets date de 1551. Elle est due à l’imprimeur Robert Estienne. Cet usage a aussi été étendu dans les versions hébraïques et protestantes. Pour faire référence à un verset, nous indiquons alors le nom du texte en abrégé, le numéro de chapitre en latin et le numéro de verset en lettre arabe. Ainsi Is., V, 2 correspond au livre d’Isaïe, chapitre 5 et verset 2.

Un enseignement à l'origine essentiellement orale

Aujourd’hui, nous n’avons pas les versions originales de la Sainte Bible. Elles ont été écrites en hébreu, en araméen ou en grec. Nous n’avons que des versions copiées ou traduites[5].



Les Paroles sacrées n’ont pas été à l’origine retranscrites pour être lues mais pour être entendues. Une partie des Livres Saints, la Pentateuque en particulier, aurait été transmise oralement avant d’être écrits. L’hébreu ancien est aussi une langue avant tout parlée. C’est en prononçant les versets qu’ils prennent sens. Elles sont aussi destinées aux fidèles qui se rassemblent pour les entendre. Elles sont ainsi lues et entendues dans les Synagogues. Elles ont un rôle liturgique très fort. Le Nouveau Testament contient des épîtres, c’est-à-dire des lettres que les apôtres ont envoyées à des communautés chrétiennes. Elles sont destinées non pas à une personne mais à une communauté. Elles sont ainsi lues lorsqu’elle est rassemblée.

Les textes étaient appris par cœur. Quand les Apôtres évoquent l’Ancien Testament, ils n’ont pas les livres devant eux. Ils le récitent de mémoire. Cet enseignement est facilité par certaines techniques appliquées à la parole d’où un langage biblique particulier avec une forme de narration, un rythme et un style propres.

La retranscription de la Sainte Bible

Les premiers textes sacrés ont d’abord été le plus souvent écrits sur un support constitué de fibres, le roseau d’Égypte, écrasées et reliées par un enduit. Un autre support était possible mais plus coûteux, le parchemin, une peau tannée et poncée avec soin. Puis ils ont été transmis par copiage successif.

Dans la langue ancienne de l’hébreu, les voyelles apparaissent seulement à l’oral, l’écrit étant constitué de consonnes. La lecture peut donc conduire à des ambiguïtés. Le texte seul ne suffit pas. Pour faire face à ces difficultés et préserver le sens exact, il s’est ajouté au texte hébraïque tout un ensemble de signes et de notes, appelés « massores », qui donnent des informations portant sur le sens du texte et qui fixent la prononciation. Elles multiplient aussi les observations d’ordre technique relatives aux paroles difficilement compréhensibles par son ancienneté et les questions de grammaire.

L’ancienneté des versions de la Sainte Bible

Manuscrits de Qumrân
La version juive  de la Sainte Bible la plus ancienne était le Codex d’Alep, daté du Xe siècle, peut-être entre 910-930 après Jésus-Christ. C’était celle d’Aaron ben Moïse ben Asher de la synagogue des Sephardim à Alep. Mais elle a été endommagée en 1947 lors d’un incendie. La seule version désormais complète est le Codex de Saint-Pétersbourg, une copie du Codex d’Alep. Il est daté de 1008. Des fragments de versions plus anciennes ont été découverts à Qumrân. Ils seraient datés entre le IIIe siècle avant Jésus-Christ et 68 après Jésus-Christ. Ces derniers confirment en grande partie les codex existants. 

Le Nouveau Testament a été écrit en araméen ou en grec entre les années 50 et 98. Des papyrus datant du IIe siècle sont les fragments[6] les plus anciens dont nous disposons. Les manuscrits complets les plus anciens datent du IVe siècle.




Besoin de versions authentifiées

La version dite des Septante est une version grecque de la Sainte Bible. Selon une lettre d’Aristée adressée à Philocrate, le roi Ptolémée Philadelphie (285 – 246) aurait demandé au grand prêtre Eléazar de lui envoyer six anciens de chaque tribu juive, c’est-à-dire 72, à Alexandrie pour traduire la Loi afin de compléter son musée qui devait recueillir tous les livres du monde. Ces anciens auraient ainsi traduit la Sainte Bible en 72 jours sur l’île de Pharon. Légende ou réalité, ce récit nous montre le besoin évident des Juifs grecs d’Égypte de disposer d’une Bible authentique et compréhensible par eux, notamment pour leur liturgie, l’hébreu leur devenant une langue étrangère. Une autre raison possible serait le souci du roi d’enrichir sa bibliothèque. 

Contrairement à la version hébreu, la Septante est composée de textes d’origine hébreu, araméenne et grecque. Le canon catholique reprend la liste des livres qui la composent.

La plus ancienne version de la Septante serait l’Alexandrinus (V-VIe siècle) au British Muséum et le Vaticanus (IVe siècle) à la bibliothèque vaticane. Ont aussi été trouvés des fragments (Rylands 458) qui datent du milieu du IIe siècle. La bibliothèque de Qumrân contient aussi des fragments de la Septante.

La Septante a été révisée à plusieurs reprises. Nous pouvons citer la version de Théodotion en Palestine entre 30 et 50 après Jésus-Christ, et celle de Symmaque vers 170 après Jésus-Christ. Ces nouvelles versions ont été très utilisées dans les communautés chrétiennes et chez les juifs. Dans son ouvrage intitulé Hexaple, Origène a accolé six versions de l’Ancien Testament dont une en hébreux, sa traduction en grec, la Septante et de versions révisées. Cet ouvrage a aujourd'hui disparu…

La Vulgate est une version catholique latine de la Sainte Bible qui répond aux mêmes besoins qu’ont éprouvés les juifs d’Alexandrie : disposer d’une Bible authentique dans une langue compréhensible et connue des chrétiens occidentaux. Dès le IIe siècle, les chrétiens disposaient de versions latines de valeur très inégale. Saint Augustin s’en indigne. « On peut compter ceux qui ont traduit les Écritures de l’hébreu et grec, mais, pour le latin, c’est impossible. Aux premiers temps de la foi, le premier venu qui avait en mains un manuscrit grec et croyait connaître suffisamment les deux langues, se permettait de le traduire »[7]. L’Ancien Testament de ces versions est tiré de la Septante.

Vers 381, le Pape Saint Damase (vers 305 - 384) confie à Saint Jérôme (347 – 420) la tache de revoir et d’harmoniser les versions grecques de la Sainte Bible pour donner une version latine de meilleure qualité. A partir notamment des travaux d’Origène, il donne une première version vers 405. « L’Église occidentale se trouvait dotée, grâce au génie et au labeur de Saint Jérôme, d’une édition de la Bible qui se représentait comme la digne part de la traduction des Septante »[8] De nouvelles révisions ont été adoptées au cours du temps. A la fin du XIIe siècle, de nouveau, de nombreuses versions d’inégale valeur sont en usage, notamment les versions d’Alcuin et de Théodulfe.

A partir du XVIe siècle, de nouveaux travaux à partir de versions les plus anciennes sont alors engagés pour disposer d’une version unique fiable. Ils ont donné naissance à la Biblia Sixtina (1555) puis à la Sixto-Clémentine (1592). Des corrections à la Vulgate ont été apportées sous Léon XIII (1883). En 1907, Saint Pie X (1835-1914) institue une commission pontificale « pour la révision de la Vulgate ». En 1914, Pie XI (1857-1939) fonde l'Abbaye pontificale de Saint Jérôme pour réaliser ce travail et élaborer une version définitive. Après le Concile de Vatican II, Paul VI (1897-1978) demande de nouvelles révisions. En 1979, la Nova Vulgata Scripturarum Thesaurus est publiée. Rééditée en 1986, elle est la dernière version officielle.

Authenticité d'une version biblique

En 1535, le Concile de Trente a reconnu la Vulgate comme authentique au sens juridique en raison de son ancienneté. Cette authenticité lui donne  « une autorité éminente  […] à cause de son emploi légitime dans les églises au cours de tant de siècles »[9]. Il ne s’agit pas en effet de croire qu’elle est à l’épreuve de toute critique. Comme le précise la commission biblique, elle est authentique « pour tout ce qui concerne la force probatoire en matière de foi et de mœurs, mais n’exclut pas le fait des divergences possibles d’avec le texte original et les anciennes versions »[10]. Elle peut ainsi devenir une référence pour tous, notamment pour l’enseignement pastoral et théologique. « On peut la citer en toute sûreté et sans péril d’erreur dans les discussions, dans l’enseignement et dans la prédication ; c’est pourquoi une authenticité de ce genre ne doit pas être qualifiée à titre principale de critique, mais plutôt de juridique. »[11].


Cette authenticité « ne concerne que l’Église latine et l’usage publique qu’elle fait des écritures mais ne diminue en aucune façon […] ni l’autorité, ni la valeur des textes authentiques » [12]. Le Concile de Trente confirme aussi la valeur des autres versions en hébreu et en grec des Septante. D'autres versions de la Sainte Écriture peuvent être utilisées mais sous condition qu’elles soient reconnues par l’autorité compétente. « On tiendra compte également, comme il convient, des autres traductions que l’autorité a reconnues et utilisées »[13]. C’est bien l’autorité de l’Église qui donne créance à une version de la Sainte Écriture afin que le fidèle puisse l’utiliser en toute sérénité.

Un effort est fait pour une plus large diffusion de la Sainte Bible. Depuis le XIIe siècle, elle est traduite en langue vulgaire. En 1445, la première Bible est imprimée. Mais ces versions sont d’inégales valeurs. Certaines d’entre elles ne sont plus sources de vérités mais supports des doctrines de certaines confessions. Face à de tels dangers, l’Église demande à ses fidèles de ne lire et de n’étudier que des versions qu’elle a explicitement approuvées.

La recherche biblique

La Sainte Bible ne se livre pas si facilement à ses lecteurs. Elle nécessite explication, commentaire, interprétation pour déterminer le sens des textes sacrés. Cette science est l’exégèse. Elle a développé de nombreuses techniques et apporté un éclairage précieux pour leur compréhension. Mais elle peut aussi devenir sources d’erreurs.

A partir du XVIe siècle, pour améliorer la connaissance biblique, des études ont aussi été menées pour mieux situer le cadre dans lequel évoluent les Livres Saints. La Sainte Bible devient ainsi l’inspiration de matières scientifiques : géographie, archéologie, histoire naturelle, études linguistique, etc. 

Au XIXe siècle, la Sainte Bible devient objet scientifique. L’étude biblique se développe, notamment par la critique textuelle. Pour certains chercheurs, cette étude a des buts apologétiques, pour d’autres, un moyen pour s’opposer à la foi. Cette étude est encore relancée au XXe siècle par les nombreuses découvertes de fragments et de manuscrits anciens dont ceux de Qumrân.

Face au développement de l’exégèse et des études bibliques, l’Église est intervenu à plusieurs reprises pour les encadrer, rappeler leurs exigences et définir les règles à appliquer.

Gardienne du dépôt sacré, la Sainte Église a toujours pris soin de défendre l’enseignement de la foi contre les malversations et les erreurs d’interprétation de la Sainte Bible. La Sainte Écriture ne peut en effet être suffisante pour transmettre la Parole de Dieu. Elle nécessite une autorité indéfectible qui veille à son intégrité et à son authenticité. C’est parce que l’Église existe que nous pouvons lire et étudier avec sérénité et confiance la Sainte Bible. Le refus de son autorité entraîne alors l’erreur et la confusion.



Références
[1] Autrefois, Samuel 1 et 2, Rois 1 et 2 étaient tous présentés sous le même titre (Rois 1, 2, 3 et 4).
[2] Dans la version grecque dite des Septante, ces livres étaient appelés Paralipomènes signifiant « éléments omis aux livres des Rois ».

[3] Autrefois, Esdras et Néhémie ont été regroupés sous le même titre Esdras 1 et 2.
[4] Le livre de Jérémie, les Lamentations et Baruch sont parfois regroupés en un seul livre. C’est pourquoi quelques uns comptent 71 livres dans la Bible au lieu de 73.
[5] Le « targum » correspond à une traduction.
[6] Chapitre XXVI de l'Évangile de Saint Matthieu et chapitre XVIII de l'Évangile selon Saint Jean.
[7] Saint Augustin, De Doctrina Christiana, II, 11, 16.
[8] Initiation biblique, chapitre VIII, III, 1.
[9] Pie XII, encyclique Divino Afflante Spiritu, 30 septembre 1943, Denzinger 3825.
[10]Lettre de la commission biblique aux évêques d'Italie, 20 août 1941, Décret Insurges, Denzinger 3796.
[11] Pie XII, encyclique Divno Afflante Spiritu, Denzinger 3825.
[12] Pie XII, encyclique Divno Afflante Spiritu, Denzinger 3825.
[13] Léon XIII, encyclique Providentissimus Deus, 18 novembre 1893, Denzinger 3280.

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