" La pierre précieuse, voire de grand prix aux yeux de certains, qu'est l'émeraude, se voit insultée par un morceau de verre habilement truqué, s'il ne se rencontre personne qui soit capable de procéder à un examen et de démasquer la faute. Et lorsque de l'airain a été mêlé à l'argent, qui donc, s'il n'est connaisseur, pourra aisément le vérifier ? "(Saint Irénée, Contre les hérésies)


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dimanche 1 novembre 2026

Dignité et misère de l'homme

La loi relative au droit à l’aide à mourir, c’est-à-dire à l’euthanasie et au suicide assisté, a été promulguée. « Une très grande avancée qui se concrétise enfin »[1], nous dit-on. Suite à plusieurs saisines, qui s’inquiétaient de « la méconnaissance du principe de sauvegarde de la dignité de la personne humaine »[2] dans de nombreux article, le Conseil constitutionnel a jugé que les dispositions contestées respectaient ce droit fondamental inscrite dans la constitution. Le doute demeure …

Pourtant, cette loi doit répondre à ceux qui veulent « mourir dans la dignité ». Mais « de quelle dignité parlez-vous ? » La question est essentielle. Elle n’est guère posée en dépit des dialogues et des débats. Et pourtant, en raison même de ce concept fou, indéfinissable, un « nouveau droit », un « droit à mourir », a été institué. On évoque même une nouvelle liberté conquise, « une liberté de choix pour les malades en fin de vie tout en maintenant des garde-fous indispensables »[3], sans doute pour ne point nous inquiéter. Mais qui est assez dupe pour croire à ces garde-fous ? Nous savons ce qu'ils deviendront dans les futurs débats médiatiques et parlementaires quand, de nouveau, la minorité agissante excitera l'opinion. Les mots finissent par perdre leur sens …

Habitués aux conforts et au luxe, ne croyant plus grand-chose, nos contemporains espèrent que leur vie se terminera comme ils ont vécu, comme ils ont voulu la maîtriser, dans un acte réfléchi, ultime… Mais qu'est-ce que la dignité de l’homme lorsqu'elle est réduite aux sentiments et au bien-être ? Que reste-t-il à faire pour la malmener encore plus ? Elle est déjà touchée dans le ventre de la mère. Elle est désormais atteinte au seuil de la mort. Ils finiront par autoriser la mort des inutiles et des faibles sous couvert d’amour et de liberté. Que devient la société quand elle donne si peu de cas à la vie et à la nature humaine, quand rien n’est plus sacré et qu’elle se permet de telles audaces ?…

Le temps est proche où l’homme vivra un nouveau cauchemar. De nouveau, comme hier, il touchera l’abîme. Il s’est tant exalté depuis si longtemps qu’il finira par chuter lourdement, emportant ses chimères dans de profondes souffrances. Centrés sur eux-mêmes, nos contemporains ont oublié ce qu'ils étaient. Ils ont oublié leurs fautes et leurs déchéances. Ils ont délaissé les pages noires de leur histoire. Que peuvent-ils alors comprendre de la dignité humaine si elle ne se fonde pas sur la véritable nature de l’homme, s'ils ne portent pas leur regard sur la misère humaine ? …

Être aimé de Dieu, être pardonné de Dieu

L’enseignement de l’Église sur la dignité de l’homme est particulièrement clair et solide [4]. Il est le fruit d’une profonde réflexion. Il n’est pas né soudainement au XXe siècle comme si l’Église n’avait pas deux mille ans. Elle n'a pas attendu les penseurs modernes pour se pencher sur l'homme et le connaître dans sa nature profonde.

L’Église enseigne que toute personne humaine possède une valeur indéniable, « inaliénablement fondée dans son être même, en toute circonstance et dans quelque état ou situation »[5]. Elle entend par personne tout substance individuelle de nature intellectuelle, y compris l’enfant à naître, l’homme inconscient ou à l’agonie, le clochard ou le criminel. La dignité humaine est ainsi intrinsèque à tout homme, indépendante de sa psychologie, de sa morale ou de son environnement. Elle n’est ni à construire ni à développer. Elle n’est pas non plus à conquérir. Elle est inhérente à la nature humaine et par conséquent impérissable.

Unique créature créée à l’image et à la ressemblance de Dieu et destinée à la vie éternelle, l’homme est doté d’une valeur sacrée. Celle-ci ne vient pas d'une loi ou d'une constitution. Elle ne relève pas d'une construction humaine. Elle ne naît pas d'une théorie. 

Corrompu en Adam, l'homme a été néanmoins réformé dans Notre Seigneur Jésus-Christ. Sa dignité a été restaurée sur la Croix. Son prix est devenu encore plus inestimable. Comme le déclare la Sainte Messe [6], Dieu, qui l’avait créé d’une manière admirable, l’a rétabli dans sa dignité première d’une manière encore plus admirable. Il lui est désormais offert la possibilité de participer à la vie divine de Notre Seigneur Jésus-Christ. 

Finalement, l’homme ne cesse d'être aimé de Dieu, Lui qui nous a aimé le premier. Et cet amour illustre la valeur inestimable que Dieu attribue à l’homme. Ainsi, surpasse-t-il même les anges, sans néanmoins être comparable à Dieu, qui, seul, possède une dignité infinie !

À un tel amour, quelle réponse ?

Cependant, si elle impose respect et attention, la dignité de l’homme n’est pas sans devoir ni conséquences. Elle oblige l’homme à vivre et à agir de manière digne, c’est-à-dire à la hauteur de cette dignité. Il faut une concordance entre ce qui lui a été donné par Dieu et ce qu’il doit Lui donner à son tour. La dignité ontologique implique dignité morale ou comportementale. Tout homme est ainsi appelé à la sainteté.

Mais, quelle que soit les conditions dans laquelle il vit, quelle que soit l’image qu’il a de lui-même, quel que soit encore le péché qu’il a commis, l’homme demeure digne de l’amour de Dieu. Sa miséricorde est inépuisable.

Pourtant, l’histoire encore toute récente montre toute l’horreur que l’homme est capable de faire pour parvenir à ses fins, pour assouvir ses ambitions ou satisfaire ses plaisirs. Il est même capable de tuer des innocents et d’appeler soin ce qui n’est que mort. Il en vient à rejeter l’ordre dans lequel il est né, sans craindre le désordre qu’il enclenche. En dépit de ses œuvres, parfois admirables, éclatantes et prodigieuses, il sombre parfois dans les ténèbres. La modernité ne doit pas en effet nous faire oublier qu’en l’homme, se côtoient grandeur et misère…

L’œuvre ascétique et morale de Lothaire, futur Innocent III

À la fin du XIIe siècle, le cardinal Lothaire de Segni, futur pape Innocent III (1198-1216), prévoit un diptyque dont le premier volet porte sur la misère de la condition humaine, le deuxième sur la dignité humaine, « de sorte qu’orgueilleux, l’homme soit humilié et qu’humble il soit exalté »[7]. Dans son ouvrage, intitulé De miseria humanae conditionis, il « décrit la vileté de l’humaine condition [...] afin d’abattre l’orgueil qui est la tête de tous les vices. » Le second ouvrage qui aurait dû le suivre, De dignitate humanae naturae, ne sera jamais écrit [8].

Innocent III est considéré comme l’un des papes les plus marquants du Moyen-âge. Fils d’une famille aristocrate, implantée à Rome, il est devenu un théologien réputé, expert en exégèse et en liturgie. Promu cardinal en 1188, il est élu pape dix ans plus tard. Énergique, animé d’un grand esprit de charité, il affirme l’autorité pontificale et impose la réforme tant attendue par l’Église. Il lutte contre la simonie et le nicolaïsme. Dans son De miseria humanae conditionis, il n’est pas tendre avec le clergé. La luxure « envahit jusqu’au prêtre qui embrassent Vénus la nuit et vénèrent la Vierge au matin. »[9] Son pontificat est marqué par le IVe concile de Latran et les soutiens qu’il apporte à Saint Dominique et à Saint François d’Assise. Il n’est pas non plus sans échec, comme celui de la quatrième croisade.

L’œuvre De miseria humanae conditionis

Le De miseria humanae conditionis connaît un grand succès au Moyen-âge. On dénombre aujourd’hui 435 manuscrits et 48 éditions [10]. Il est recopié, au XIIIe siècle dans de nombreux monastères, en particulier au nord de la France, en Angleterre, au sud de l’Empire [11], puis au XIVe siècle en Europe centrale et au XVe siècle dans toute l’Europe. Qualifié de livre, d’opuscule ou encore de traité, il est loué par Pétrarque, utilisé par Alexandre de Halés, par Saint Bernardin de Sienne… Il exerce une influence certaine sur les chrétiens dans le monde ecclésiastique et monastique.

L’ouvrage pourrait s’inscrire dans le thème traditionnel du « mépris du monde », « contemptus mundi », qui rejette les ambitions du siècle, dénonce les plaisirs de la chair, condamne les richesses terrestres afin de détacher les âmes des vanités de ce monde pour se tourner vers Dieu. C’est ainsi qu’il a été connu sous ce titre bien que Lothaire ne l’ait pas été voulu. Pourtant, les emprunts aux ouvrages de ce genre sont peu nombreux. Selon les sources identifiables, l'ouvrage dépasse ce genre littéraire.

Le mot « miseria » désigne le malheur, l’affliction ou encore la désolation. Il s’oppose à la joie, à la gloire ou aux délices. Le terme est moral. « Nous naissons tous en pleurant, car nous exprimons ainsi la misère de notre nature »[12]. Il ne signifie pas la misère sociale, la saleté ou encore la bassesse de nature physique. L’ouvrage de Lothaire est un traité moral.

Les mots « humanae conditionis » renvoient à la condition humaine, c’est-à-dire à l’état de la créature humaine dans son milieu, marqué par la mort. Lothaire ne cesse de regretter l’état malheureux de l’homme qui lui est imposé par son existence charnelle et par le péché. Il est donc lié à l’état de l’homme depuis le péché originel.

De la misère de la condition humaine

Le prologue décrit la pensée de Lothaire, qui réside dans le couple que forme l’orgueil et l’humilité. 

Père de tous les vices, l'orgueil est à l’œuvre dans le péché d’Adam. Et comme « les contraires se guérissent par les contraires », la vertu d’humilité guérit l’homme de ce péché capital. L’acte éminent de l’humilité est l’Incarnation du Verbe, dont le but premier, selon Lothaire, est l’humiliation des orgueilleux. Modèle d’humilité, Notre Seigneur Jésus-Christ a alors été exalté, et Il lui a été donné le nom qui est au-dessus de tout nom. Son anéantissement volontaire Lui a valu l’exaltation suprême. Le salut de l’homme passe par la même voie. « Quiconque s’humilie sera exalté et quiconque s’exalte sera humilié. », nous dit les Évangiles selon Saint Luc (XIV, 11) et selon Saint Mathieu (XXIII, 12). 

Lothaire est alors convaincu que les puissants deviennent terribles, cruels, trompeurs, impatients et uniques car ils ont oublié ce qu’est la condition humaine. C’est pourquoi réveiller en soi la conscience de cette condition incite à l’humilité. Pour susciter l’humilité en l’homme, que Lothaire décrit comme la vertu fondamentale du chrétien, l'homme doit donc connaître la condition humaine qu’il décrit dans son ouvrage.

Reprenant les Lamentations de Jérémie, d’Isaïe et de Job, Lothaire déplore son existence et regrette d’être au monde. « Qui fera jaillir de mes yeux une fontaine de larmes pour pleurer le misérable commencement de la condition humaine, le coupable avancement de la vie humaine, la damnable fin de la dissolution humaine ? » Il annonce ainsi les trois parties qui composent son ouvrage. Il traite en effet d'abord de l’état de la condition humaine, puis de sa conduite morale et enfin du sort qui lui est réservé après la mort. « Il est fait de terre, conçu dans le péché, né pour la peine ; il commet des actes mauvais qui sont interdits, des actes honteux qui ne conviennent pas, des actes vains qui ne profitent pas ; il deviendra aliment du feu, nourriture des vers, masse de putréfaction. »

Dans un premier temps, revenant sur la nature humaine, Lothaire s’attriste du corps humain, se lamente des conditions de sa naissance, l’enfance et les activités profanes, et étale les souffrances et accidents de toute sorte qui accablent l’homme dans sa vie terrestre. 

Puis, dans un deuxième temps, il peigne l’inconduite humaine et décrit les mauvaises actions des hommes et leurs turpitudes afin de souligner leur orgueil. Ce deuxième livre répond au but que Lothaire s’est fixé. Il décrit les actes pervers, les actes honteux et les actes vains, et leur donne à chacun leur cause. « Trois genres de choses, d’ordinaire, intéressent les hommes : les richesses, les plaisirs, les honneurs. Les richesses causent les actes pervers, les plaisirs, les actes honteux, les honneurs les actes vains » selon les trois concupiscences qu’énonce Saint Jean : concupiscence de la chair, concupiscence des yeux et l’orgueil de la vie (cf. Première épitre de Saint Jean, II, 16). Les richesses engendrent la cupidité et l’avarice, les plaisirs conduisent à la gloutonnerie et à la luxure, les honneurs nourrissent l’orgueil et la jactance. Lothaire décrit les différentes formes de ces vices. 

Enfin, le troisième livre porte sur « la damnable fin de la condition humaine », qui décrit les souffrances des mauvais à l’instant de la mort, la putréfaction des cadavres, les peines et les angoisses des damnés, le jugement final et les cataclysmes qui le précéderont, et les attributs du Juge.

Dans ses différents sermons, Lothaire revient sur les misères humaines selon son triptyque pour les surmonter à l’exemple de Notre Seigneur Jésus-Christ, par la soumission, la compassion et le rejet. 

La description de la misère inhérente à la condition humaine et les lamentations qui en découlent ont pour but de susciter notre compassion afin de nous conduire au rejet.

De la dignité humaine selon Lothaire

Si Lothaire n’a pas écrit le deuxième volet de son triptyque, portant sur la dignité humaine, il n’est pas resté silencieux sur ce thème. Il l’a souvent repris dans ses sermons.

Qu’elles relèvent de notre état, de notre comportement ou de notre fin, les misères de la condition humaine ne doivent pas faire oublier la miséricorde divine. 

Dans ses sermons, Lothaire rappelle l’attention de Dieu à notre égard et les œuvres qu’Il a réalisées pour nous, ce qui révèle la valeur inhérente à la nature humaine. « Comme Dieu a, par un décret de suprême bonté, fait l’homme à son image et à sa ressemblance, il eût été indigne qu’une créature aussi digne périt tout entière, car Dieu eût été frustré de son dessein qui fit l’homme pour qu’il Le connût, que Le connaissant, il L’aimât, que L’aimant, il Le possédât et reçût ainsi le bonheur d’une inestimable félicité. »[13]

Lothaire nous demande donc d’avoir confiance en la miséricorde de Dieu, qui nous a fait par l’œuvre de la Création, et, encore plus admirablement, nous a sauvés par l’œuvre de la Rédemption. « Qui pourrait douter que Dieu ne veuille avoir pitié de celui qu’Il a fait tel et si grand en le créant, qu’Il a fait tel et si grand aussi en le rachetant ? »[14] 

Dans la Création, l’homme a été fait à l’image et à la ressemblance de Dieu, mais dans la Rédemption, chose hautement plus admirable, Dieu s’est fait homme. « Combien grande est la bonté du Créateur envers le genre humain, les œuvres de la première création et les merveilles de la restauration que la droite du Seigneur a voulu opérer dans la fin des siècles »[15]. Bien plus, Dieu a placé toutes choses sous nos pieds et a élevé l’homme, sa créature, « au-dessus de toutes les autres par l’éminence de la dignité. »[16] Dieu a aussi voulu que nous participâmes à sa divinité. Selon Lothaire, seul l’esprit humain est capable de Dieu. Son discours est fidèle à l’enseignement traditionnel de l’Église.

Lothaire évoque la dignité humaine pour que l’homme ait confiance en sa miséricorde. Dieu ne peut laisser périr la plus éminente de ses créatures. Ainsi, quelle que soit la misère qu’il peut connaître ou la faute qu’il peut commettre, quelle que soit la conscience qu’il a de sa misère, conscience qui peut le conduire au désespoir, il ne doit pas s’abandonner à toute forme d’abattement. Dieu fait miséricorde à celui qui s’humilie. Nous pouvons alors conclure que « la conscience de la dignité de sa nature le relève alors et lui apporte la confiance en la miséricorde divine. »[17] C’est pourquoi il doit s’engager dans la voie de la conversion. 

Finalement, la conscience de la dignité humaine doit permettre à l’homme de s’élever vers Dieu, et non de s’exalter en lui-même.

Conclusions

Lothaire ne cherche pas à abaisser l’homme pour que ce dernier demeure dans sa misère et dans le désespoir. Il ne veut pas non plus exalter l’homme de peur de le laisser dans son orgueil et dans ses chimères. Dans les deux cas, la voie vers Dieu lui est inaccessible. L’objectif de Lothaire est de conduire l’homme vers l’éternel bonheur. Il lui indique ainsi son état misérable dans lequel il est né, ses actes mauvais et sa fin malheureuse s’il persiste dans le péché. Mais, cette misère est surmontable. Elle n’est pas inéluctable. Car au-dessus de toute créature, il est aimé de Dieu comme l’atteste l’œuvre de Création et de la Rédemption. Il est destiné à une vie meilleure. Il est destiné à la vie éternelle. En dépit de notre misère, nous devons ainsi avoir confiance en Dieu et en sa miséricorde infinie.

La leçon est évidente. C’est dans l’humilité et par l’humilité que nous pouvons nous exalter de notre dignité. Chose alors admirable. Chose déjà connue depuis que Notre Seigneur Jésus-Christ nous l’a enseigné par ses paroles et par son exemple. « Quiconque s’exalte sera humilié, et quiconque s’humilie sera exalté. »(Luc, XVIII, 14)

Or, les discours actuels n’ont-ils pas tendance à exalter l’homme par sa dignité sans lui faire prendre conscience préalablement de sa condition humaine ? Il s’élève ainsi, ne voyant en lui que ses qualités, véritables ou fausses, et fort de ses prétentions, il réclame droits et privilèges. Il se construit une tour de Babel sur du sable mouvant. Il sombre dans la folie de son orgueil…

 

 

Notes et références

[1] Emmanuel Macron, @EmmanuelMacron, Facebook, 15 juillet 2026.

[2] Conseil constitutionnel, décision n°2026-910 du 14 août 2026, conseil-constitutionnel.fr.

[3] Emmanuel Macron, @EmmanuelMacron, Facebook, 15 juillet 2026.

[4] Voir Émeraude, septembre 2026, « La dignité humaine selon le regard de la sainte Messe », et août 2026, « La dignité humaine selon l’enseignement pontifical ».

[5] Section pour la section doctrinale, Déclaration Dignitas Infinita sur la dignité humaine, 2 avril 2024, vatica.va.

[6] Voir Émeraude, septembre 2026,  article « La dignité humaine à la lumière de la Sainte Messe  ».

[7] Sauf avis contraire, les citations proviennent Mépris du monde, misère et dignité de l’homme dans la pensée d’Innocent III, Robert Bultot, dans Cahiers de civilisations médiévales, 4ème année, n°16, octobre-décembre 1961, persee.fr. Bultot se réfère à l’édition de M. Maccabrone, collection Thesaurus mundi, Lungano, 1955.

[8] Lothaire de Segni, De miseria humanae conditionis, II, 22, édition Lewis, dans De Lothaire à Innocent III, L’ascension d’un clerc au XIIe siècle, Olivier Hanne, Presses universitaires de Provence, books.openedition.

[9] Voir Émeraude, octobre 2026,  article « La dignité humaine vue par les humanistes ».

[10] Voir Mépris du monde, misère et dignité de l’homme dans la pensée d’Innocent III, Robert Bultot.

[11] On compte cent soixante manuscrits au XIIIe siècle. L’ouvrage connaît quarante six éditions imprimés jusqu’à la fin du XVIIIe siècle. Voir De Lothaire à Innocent III, Olivier Manne, Les sources.

[12] Lothaire, De miseria humana conditionis, I, 6, dans De Lothaire à Innocent III, Olivier Manne, Les sources. Bultot, 1961.

[13] Lothaire, Sermon pour le 1er dimanche de l’Avent, dans Mépris du monde, misère et dignité de l’homme dans la pensée d’Innocent III, Robert Bultot.

[14] Lothaire, Sermon pour la fête de la conversion de saint Paul, dans Mépris du monde, misère et dignité de l’homme dans la pensée d’Innocent III, Robert Bultot.

[15] Lothaire, Lettre I, 13, adressée à des nobles en 1198, dans Mépris du monde, misère et dignité de l’homme dans la pensée d’Innocent III, Robert Bultot.

[16] Lothaire, Lettre IX, 175, dans Mépris du monde, misère et dignité de l’homme dans la pensée d’Innocent III, Robert Bultot.

[17] Robert Bultot, Mépris du monde, misère et dignité de l’homme dans la pensée d’Innocent III.