Après avoir décrit brièvement l'œuvre de la Création et les principales théories évolutionnistes, nous pouvons clairement saisir l'incompatibilité entre la foi et l'évolutionnisme. Croire qu'il est possible de les concilier est une erreur ou une naïveté dangereuse. Rappelons qu'il ne s'agit pas d'opposer la foi et la raison, et encore moins la religion et la science, puisque les théories évolutionnistes et la raison ne se confondent pas. Au contraire, les théories évolutionnistes sont des exemples de pseudo-sciences, où l'idéologie s'appuie sur des données scientifiques pour parvenir à ses fins.

Comment en outre concilier la notion de créatures crées par espèce et la conception d'une nature, cause par elle-même des espèces ? Il y a une contradiction fondamentale. Dans le premier cas, Dieu a créé un monde stable, où l'unité et la diversité se déploient d'une manière harmonieuse et ordonnée. Dans le second cas, la nature se caractérise par son instabilité, voire par sa complexification. La nature court vers son perfectionnement. Deux conceptions opposées s'affrontent inévitablement.

Dieu crée d'une manière totalement libre. Seule sa volonté toute puissante est mise en œuvre. Ainsi, son ouvrage reflète son intention et ses qualités, particulièrement sa Bonté, cause et fin de la Création. Par l'observation de la nature, nous pouvons ainsi apercevoir le Créateur. Mais, dans l'évolutionnisme, que pouvons-nous voir si ce n'est que des mécanismes parfois aveugles et une nature, parfois « cruelle », livrée à elle-même ?
Pouvons-nous alors trouver un sens dans l'univers quand il est livré à des forces mystérieuses aux résultats inconnus ? Chaque être vivant est en quelque sorte libre d'évoluer selon sa propre logique ou selon la logique de sa population. Qui garantit l'harmonie et l'ordre de l'ensemble ? C'est même absurde d'y songer dans l'évolutionnisme. Le monde marche comme un aveugle. Est-ce cela l'espérance d'un chrétien ? Nous savons où va le monde. Nous connaissons la fin ultime de l'humanité et de la Création. Pour un chrétien, l'univers a un sens depuis le commencement jusqu'à son terme. Voilà encore une différence qui sépare de manière inévitable notre foi et l'évolutionnisme...
Comment pouvons-nous encore concilier l'idée de la Création, dans lequel se manifeste de manière frappante l'amour de Dieu, et le « processus » évolutionniste, entièrement guidé par des mécanismes physico-chimiques ? L'univers n'est-il qu'une mécanique ? La vie n'est-elle qu'un automate capable de s'autogérer et de se reproduire comme un virus dans un programme informatique ? Le chrétien a une autre idée de la vie qui dépasse cette vue entièrement mécaniste et parcellaire ! Il ne peut embrasser cette conception de la vie sans oublier l'essentiel de sa foi, l'amour de Dieu...
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