" La pierre précieuse, voire de grand prix aux yeux de certains, qu'est l'émeraude, se voit insultée par un morceau de verre habilement truqué, s'il ne se rencontre personne qui soit capable de procéder à un examen et de démasquer la faute. Et lorsque de l'airain a été mêlé à l'argent, qui donc, s'il n'est connaisseur, pourra aisément le vérifier ? "(Saint Irénée, Contre les hérésies)


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lundi 27 juillet 2026

La dignité humaine ...

Au nom de la dignité humaine… Combien de fois nos contemporains revendiquent de nouveaux droits en invoquant la dignité humaine, y compris des droits qui, autrefois, étaient formellement condamnés et demeurent condamnables moralement ? Ils revendiquent ainsi le droit de mourir dans la dignité, ou dit autrement et plus clairement, le droit de se donner la mort comme ils veulent et évidemment avec l’assistance et le soutien de l’État. Tel est le but de l’association qui porte un nom éloquent : « association pour le droit de mourir dans la dignité ». Nous pouvons évoquer d’autres droits ou revendications qui sont censés garantir la dignité humaine. La justice sociale serait même garante de la dignité comme elle l’est pour l’égalité. Autrefois, la liberté couvrait bien des vices et des fautes. Aujourd’hui, la dignité humaine…

Pourtant, qu’est-ce que la dignité humaine ? Il est difficile d’en parler sans recourir à la notion de « personne » qui lui est intimement rattachée depuis que Kant les ait associées[1]  Or, comme nous l’avons constaté dans nos différents articles sur ce sujet, le terme de « personne »[2] est difficile à définir et soulève de nombreuses questions. Nous ne pouvons guère non plus poursuivre notre étude sur la notion de « personne »[3] sans nous attarder sur celle de la « dignité ». C’est pourquoi, dans le cadre de notre étude apologétique, nous allons désormais étudier la notion de dignité humaine ...

Qu’est-ce que la dignité ?

Commençons par l’étymologie. Le terme de « dignité »[4] vient du mot latin « dignitas », qui provient du verbe « decere »(« convenir »). Ce dernier nous renvoie à la notion de convenance et de bienséance. Il a donné le terme de « décent ». Il est ainsi lié aux bonnes mœurs ou encore à la moralité. L’adjectif latin « dignus », qui a donné le terme de « digne », signifie « qui mérite ».

Le terme « dignitas » serait dérivé du mot grec « seminos »[5] ou de l’adjectif « semnos »[6] qui signifie vénérable, auguste ou encore magnifique. Il viendrait de « sebomai » (« craindre les dieux, révérer ») qui nous renvoie donc à la religion. Il est probablement à l’origine du terme de « semnote » qui désigne la majesté ou la solennité royale et donc inspire le respect[7].

Au XIIe siècle, la dignité désigne un honneur, un privilège, « une charge qui donne à quelqu’un un rang éminent »[8] puis une fonction élevée, civile ou ecclésiastique. Nous retrouvons ce sens dans le terme de « dignitaire » et dans un mot désuet « deintié » ou « daintié », qui signifie « seigneurie, puissance » ou « bien, possession »[9]. Dans la chanson de Roland, le vieux terme « deintet » est ainsi traduit par « seigneurie »[10].

Ainsi, au sens étymologique, la dignité désigne une valeur éminente rattachée à une fonction qui commande le respect, ou la fonction elle-même qui confère un rang éminent, ou encore l’attitude de réserve, de décence, de fierté qu’inspirent la fonction ou le rang tenu. Elle est associée à une considération sociale et à la manière dont une personne peut se comporter et dont elle est estimée par les autres membres de la société. Elle est attachée à la notion de respect et d’honneur. Elle implique alors une double exigence, envers soi-même et devant les autres.

Ces approches morales et fonctionnelles de la dignité, nous les retrouvons dans la définition de « dignité » que nous donne l’Académie française[11]. Cette dernière la définit comme la « fonction ou distinction qui confère un rang éminent dans la société » [12] ou l’« attitude de réserve et de fierté, inspirée par le respect de soi-même ». Elle lui donne aussi le sens de « valeur éminente, excellence qui doit commander le respect », sans néanmoins préciser l’origine ou la cause de cette valeur.

La dignité au sens de Kant

Selon une spécialiste de la question, « évoquer la dignité humaine, c’est parler le langage des Lumières [allemandes] : c’est employer un terme, ou plus précisément, un composite qui a son origine au XVIIIe siècle. »[13]  En effet, sur ce sujet, un nom s‘impose, celui de Kant[14]. C’est sans doute Kant qui a introduit la notion de dignité dans la philosophie en proposant une « formulation philosophique particulièrement éclairante de la dignité humaine. »[15] Ses textes sont considérés comme « des références incontournables en matière d’étude de la dignité humaine »[16].

Nous pouvons rappeler sa formule : « seul l’homme […] est élevé au-dessus de tout prix ; car, en tant que tel, il est à estimer non pas simplement comme moyen en vue des fins d’autrui, ni même de ses propres fins, mais comme fin en soi, c’est-à-dire qu’il possède une dignité (une valeur interne absolue, par laquelle il force à son égard le respect de tous les êtres mondains rationnels ) »[17].

La dignité humaine est une « valeur absolue » qui réside dans l’homme et qui impose le respect auprès des autres hommes. Kant explique ce qu’il entend par respect. Contrairement à l’objet, l’homme doit toujours être considéré, « non pas simplement comme un moyen dont telle ou telle volonté puisse user de son gré ; dans tous ces actions, aussi bien dans celles qui le concernent lui-même que dans celles qui concernent d’autres êtres raisonnables, il doit toujours être considéré en même temps comme fin. » Kant précise que ces fins ne sont pas subjectives, mais objectives. Son existence est une fin en soi-même, « une fin telle qu’elle ne peut être remplacée par aucun autre »[18]. Selon Kant, l’homme a ainsi, par lui-même, une valeur inestimable de manière absolue, non relative.

D’où est tirée la dignité humaine ?

En comparant l’homme à un animal ou à une chose, Kant définit le fondement de la dignité humaine dans l’humanité et plus précisément dans la bonne volonté humaine. Parce que l’homme est en effet doté d’une volonté capable d’obéir à la loi morale qu’il se donne, il possède une dignité, c’est-à-dire qu’il « est digne d’être estimé, non comme un simple moyen pour les fins d’autrui ou même pour les siennes propres, mais comme une fin en soi. »[19] L’homme seul est capable d’établir des lois universelles et de s’y soumettre.

C’est donc en tant que personne, c’est-à-dire « sujet pratique morale », que l’homme est « sublime au-delà de tout prix »[20]. Il est digne absolument parce qu’il est capable de moralité, de se mettre sous des lois morales, des lois qui est posée par la volonté elle-même. « Ce je dois est proprement un je veux. »[21] L’homme est digne parce qu’il a conscience de son devoir, parce qu’il est une personne. Cette loi morale n’émane pas ni d’une force extérieure, ni de la sensibilité humaine ou d’un désir, ni d’un intérêt collectif ou individuel, elle émane librement de lui-même, de son autonomie. « L’autonomie est donc le principe de la dignité de la nature humaine et de toute nature raisonnable. »[22]

Finalement, « c’est l’autonomie qui est le principe de la dignité humaine. L’homme est fin en soi parce qu’il est sujet de la loi morale : il l’est en tant qu’être intelligible, ce qui garantit à chacun, quel que soit son degré de conscience, de culture, de vertu, une imprescriptible dignité. »[23] La dignité n’est donc pas à acquérir. Elle est une valeur inhérente à l’homme en tant que personne, telle qu’elle est définie par Kant.

La dignité humaine, un principe juridique récent

Avant la fin de la deuxième guerre mondiale, la notion de dignité humaine n’intéressait que les philosophes et les théologiens. Il faut attendre la deuxième moitié du XXe siècle pour que les juristes s’emparent du sujet et que cette notion suscite alors « un engouement doctrinal et jurisprudentiel »[24], certainement en raison des crimes et des atrocités commis durant la deuxième guerre mondiale.

Le 10 décembre 1948, les Nations Unies adopte la Déclaration universelle des droits de l’homme. Les premiers mots sont éloquents. La déclaration considère d’abord « que la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde »[25] Le premier article déclare que « tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. » La déclaration fait dériver la dignité humaine de la nature humaine et l’insère dans le droit juridique.

Depuis cette déclaration, de nombreux textes juridiques mentionnent la valeur inconditionnelle et absolue de la dignité. En Allemagne, le premier article de la constitution la définit comme intangible. Le Conseil de l’Europe la mentionne dans le titre d’une ses conventions[26].

Notons que la Déclaration des Droits de l’homme et du citoyen de 1789 déclare la liberté et l’égalité en droits sans se référer à la dignité humaine. Pourtant, le principe de la dignité humaine est présent dans de nombreuses lois et dans le code pénal français. Selon une décision du Conseil constitutionnel, publiée en 1994, la dignité humaine est implicitement invoquée dans le préambule de la constitution de 1949 : « au lendemain de la victoire remportée par les peuples libres sur les régimes qui ont tenté d’asservir et de dégrader la personne humaine, le peuple français proclame à nouveau que tout être humain sans distinction de race, de religion ni de croyance, possède des droits inaliénables et sacrés. »[27] . Il justifie que la personne humaine ne peut être traitée comme un objet ou un animal et qu’elle doit être protégée « contre toute forme d’asservissement ou de dégradation »[28].

La dignité humaine, au sommet de la hiérarchie du droit

Revenons à la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948. La dignité humaine est dite universelle et objective. Elle ne dépend pas des attributs humains. Elle est une valeur intrinsèque à tout homme, qui fonde et justifie l’obligation de la respecter. Il ne s’agit pas non plus de l’acquérir ni de la perdre. Elle est « intangible » comme le déclare la constitution allemande. La dignité humaine est même considérée comme « placée au sommet de la hiérarchie du droit »[29] ou encore « la source de tous les droits fondamentaux »[30]. La notion de dignité humaine permet « d’ériger en normes objectifs le respect de soi »[31], c’est-à-dire de protéger la personne contre les atteintes d’autrui et contre elle-même.

En liant le principe de la dignité humaine au préambule de la Constitution de 1948, la décision du conseil constitutionnel nous éclaire davantage sur ce qu’est la protection de la dignité humaine. Cela consiste à défendre la personne de tout asservissement ou dégradation. Ainsi, le Conseil d’État a interdit le lancer de nains, même avec le consentement du nain et tous les dispositifs de protection, parce que la personne ne peut se réduire au statut de projectile, c’est-à-dire à un objet. Le traitement dégradant, comme la torture, ou l’instrumentalisation d’une personne, comme l’esclavage, portent aussi atteinte à la dignité humaine.

La dignité humaine, une notion pourtant floue

Mais, en droit, la notion de dignité humaine est en fait « indéfinissable »[32]. Elle est « laissée à la libre appréciation de l’autorité chargée d’en assurer le respect »[33]. « C’est que le concept de dignité n’est pas un concept descriptif au sens où il serait possible de décrire par l’observation empirique ou par l’intuition d’une essence les qualités qui permettraient de fonder de manière incontestable l’éminente dignité de l’homme. »[34] Le fait de punir un enfant en lui affligeant une fessée ou en le mettant au coin est, pour beaucoup de contemporains, contraire à la dignité humaine.

La notion est en fait source de confusion. Nous pouvons en effet y distinguer deux sens. Le premier est impersonnel au sens où elle est inhérente à tout être humain au titre de son humanité. L’homme ne peut pas être traité comme un objet. Il mérite le respect quel que soit son état, sa conduite et ses spécificités. Le second est personnel. La dignité est liée à l’estime de soi-même, c’est-à-dire à l’image de soi, à la valeur que nous nous donnons. Une situation dans laquelle nous sommes ridiculisés, une déchéance physique, une déception ou une faute que nous avons commise peuvent susciter en nous mépris et dégoût au point de nous enlever en nous l’estime que nous avons de nous-mêmes et perdre ainsi toute dignité. Dans le sens impersonnel, la dignité humaine est universelle et inaliénable car elle est tirée de la nature humaine. Dans le sens personnel, elle est tirée d’une appréciation de soi et peut donc être perdue ou gagnée. L’association pour le droit de mourir dans la dignité prône ainsi « le droit pour chacun d’avoir une fin de vie. Conformément à ses conceptions personnelles de dignité et de liberté »[35]. La dignité qu’elle évoque est ainsi purement personnel.

Sont-elles équivalentes ? Toute atteinte à la dignité au sens impersonnel remet en cause la dignité au sens personnel. Le contraire est faux. Une sanction légitime, qui peut paraître dégradante, est nécessaire pour l’éducation morale d’un enfant et constitue donc un élément fondamental pour sa personnalité. Elle n’est donc pas contraire à son humanité. Sont-elles, alors toutes les deux, fondements du droit ? Il nous semble évident que la déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 ou encore le préambule de la constitution de 1949 ne visent que la dignité au sens impersonnel.

Le recours à la dignité humaine dans le droit

Nombreuses sont les lois qui font référence à la dignité, interdisant les logements insalubres, les hébergements collectifs pour les salariées[36], ou encore les concours de « mini-miss »[37], … Des mesures sont prises pour lutter contre les atteintes à la dignité des hommes, des femmes et des enfants. Dans de nombreux textes, le terme de dignité désigne le plus souvent la décence. Il exprime aussi des valeurs plus hautes quand il rejette toute exploitation commerciale des corps des personnes décédées[38]. Il traduit aussi la volonté de protéger l’ordre public et notamment les mineurs[39]. Dans le domaine de la bioéthique, la dignité est évoquée pour limiter les recherches scientifiques, par exemple sur l’embryon.

La dignité est ainsi utilisée au sens multiple tout en devenant un principe juridique au même titre que la liberté et l’égalité. Ainsi, est-il demandé de ne pas porter atteinte à la dignité humaine, c’est-à-dire à la dignité de la personne. Mais, faute de définition et de précision, la dignité humaine ne fonde pas un droit mais n’est mentionnée que pour le renforcer ou à guise de complément.

La dignité humaine, un concept inutile ?

Dans un article publié en 2003[40], Ruth Macklin, philosophe américaine et professeur de bioéthique, considérée comme autorité mondiale dans son domaine, a déclaré que le concept de « dignité humaine » était inutile dans la bioéthique. « Un examen attentif des principaux exemples montre que les appels à la dignité humaine sont de vagues reformulations d’autres notions, plus précises, ou de simples slogans qui n’ajoute rien à la compréhension du sujet. »[41] À partir d’exemples de textes de loi, Macklin montre que le recours à la dignité humaine n’apporte rien aux règles de déontologie médicale, au respect de la personne ou de son autonomie, et revient parfois à l’utiliser comme un simple slogan, faute de précision.  Nous pourrions ajouter à ses arguments que l’intégration de la dignité humaine dans le droit est tout récent bien que les règles liées au respect de la personne soient très anciennes. La déontologie médicale est un précieux héritage de l’antiquité.

Cependant, le rappel au fondement d’un droit est rendu nécessaire pour l’ancrer davantage et mieux le faire adhérer. Après la seconde guerre mondiale, où l’homme a été humilité, bafoué, asservi, il a été jugé indispensable de rappeler d’où sont tirés le respect de la personne et son autonomie. Mais, est-ce suffisant pour faire cesser ces crimes ? Malheureusement non.

Le recours à la dignité humaine a aussi l’avantage de répondre aux questions que soulèvent les différents progrès technologiques, en particulier dans la médecine et la génétique. La question ne porte plus sur le respect de la personne ou sur son autonomie mais sur ce que nous sommes en réalité. Les différents débats bioéthiques portent naturellement sur la dignité humaine, non au sens personnel, mais au sens impersonnel. Ils soulèvent la question de la valeur humaine. Par conséquent, si la dignité humaine n’est pas suffisamment définie, son recours devient inutile, voire dangereux.

Conclusions

La dignité humaine apparaît comme l’ultime recours devant lequel tous devraient se plier par le fait même qu’elle soit évoquée. Elle devient le fondement des droits fondamentaux, le socle de tout l’édifice social et moral. C’est ainsi qu’au nom de la dignité, il est revendiqué des droits immenses. Selon Durkheim, la dignité est l’un des éléments sacrés de la société moderne.

Pourtant, le recours à la dignité humaine peut paraître floue, inutile ou absurde. Dans beaucoup de cas, elle n’est qu’un complément, voire un slogan qui cache mal la faiblesse d’un argument ou son manque de fondement. La dignité est difficilement définissable. Il peut porter différents sens de valeur différente. Manquant de clarté, fort ambigüe, il n’est guère un terme approprié, en particulier dans le droit.

Mais, la dignité humaine apparaît clairement sans ambiguïté ni ombrage quand elle est violée, quand l’homme est traité comme un objet, asservi et déshumanisé. Elle est ainsi fortement liée à l’humanité au point que, depuis Kant, l’humanité est considérée comme le fondement de la dignité. C’est ainsi qu’au nom de la dignité humaine, sont interdis l’esclavage, la prostitution, et d’autres crimes encore. Ce principe a donc son utilité pour interdire ou limiter tout ce qui pourrait dégrader ou asservie l’homme. Mais en termes positifs, le recours à la dignité humaine pour réclamer des droits est vain et dangereux si elle n’est pas clairement définie…

En conclusion, la notion de dignité humaine, au sens de valeur inhérente à l’homme, a du sens quand il s’agit de préserver l’être humain contre tout ce qui peut porter atteinte à son humanité. Mais, en termes positifs, la notion de dignité est intimement liée à la conception que nous avons de l’homme, et non de nous-mêmes. Quand elle est prise au sens personnel, elle devient insaisissable, un simple slogan qui veut taire tout débat et imposer une volonté par de grands mots éloquents mais vides de sens. Mais, elle a toute sa légitimité dans les questions de bioéthique ou dans tous les débats de société où finalement, la valeur de l’homme est au cœur des discussions. Et dans les débats où nous nous interrogeons de la dignité humaine au sens impersonnel pour prendre ou orienter une décision, une question fondamentale apparaît alors évidente : en quoi consiste-t-elle ? Qu’est-ce qui fait que l’homme a de la valeur ?...

 

 

 



[2] Nos différents articles ont présenté la notion de personne selon des points de vue, ontologique, psychologique, juridique ou encore morale sans oublier la conception du personnalisme.

[3] Voir Émeraude, juillet 2026, article «  ».

[4] Voir Dignité, Florence Gruat, dans Les concepts en sciences infirmières, 2ème édition, sous la direction de Monique Formarier et Ljiljana Jovic, 2012, Association de recherche en Soins infirmières, cairn.info.

[5] Voir Dictionnaire de la langue français, Emile Littré, 1875.

[6] Voir Dictionnaire grec-français Bailly, 2020.

[7] Voir Semontes, praestentia, Corps majestueux, du roi grec au prince romain, Anne Gangloff, Le corps des souverains dans les mondes hellénistique et romain, sous la direction de Anne Gangloff et Gilles Gorre, Presses universitaire de Rennes, books.openedition.org.

[8] Centre national de ressources textuelles et lexicales, article « dignité », vu le 14 mai 2026, cnrtl.fr.

[9]Petit dictionnaire de l’Ancien Français, mot « daintié », librairie Garnier Frères, 1940, wikisource.

[10] La Chanson de Roland, III, 45, traduit par Joseph Bédier, 1922, wikisource.

[11] Dictionnaire de l’Académie française, article « dignité », 9ème édition, dictionnaire-académie.fr, lu le 14 mai 2026.

[12] Dictionnaire de l’Académie française, article « dignité », 9ème édition, dictionnaire-académie.fr, lu le 14 mai 2026.

[13] Stefanie Bucheneau, La dignité humaine. Kant et l’humanisme des Lumières allemandes, dans L’humain dans la philosophie allemande : séminaire transversal du projet « l’humain impensé », ireph.parisnanterre.fr, 13 mars 2018.

[14] Voir Émeraude, juillet 2026, article

[15] Thomas de Koninck, Dignité humaine et fin de vie, dans Diogène, 2016/3, n°253 ; éditions Presses Universitaires de France, mise en ligne 20/03/2017, shs.cairn.info.

[16] Tanella Boni, La dignité de la personne humaine : de l’intégrité du corps et de la lutte pour la reconnaissance, dans Diogène, 2006/3, n°215, éditions Presses Universitaires de France, 2006 mis en ligne le 01/12/2007, shs.cairn.info.

[17] Kant, Métaphysique des mœurs, Doctrine de la vertu, VI, 435.

[18] Kant, Fondements de la métaphysique des mœurs, IV, 434.

[19] Kant, Doctrine de la vertu, n°11, dans La dignité humaine chez Kant, Olivier Reboul.

[20] Kant, Doctrine de la vertu, n°11, dans La dignité humaine chez Kant, Olivier Reboul.

[21] Kant, Fondement de la métaphysique morale, 185.

[22] Kant, Fondement de la métaphysique morale, 162.

[23] Olivier Reboul, La dignité humaine chez Kant.

[24] Henri Bandole Kenfack, La Revendication du droit de mourir dans la dignité au nom du droit à la vie : approche innovatrice et conciliatrice de la cour EDH.

[25] Nations Unies, Déclaration universelle des droits de l’homme, Préambule, 10 décembre 1948, un.org.

[26] Convention pour la protection des droits de l’homme et de la dignité de l’être humain à l’égard des applications de la biologie et de la médecine, 1997.

[27] Préambule de la Constitution de 1949.

[28] Conseil constitutionnel, Décision n°94-343/344 du 27 juillet 1994 sur la loi relative au respect du corps humain et loi relative au don et à l’utilisation des éléments et produits du corps humain, à l’assistance médicale à la procréation et au diagnostic prénatal, conseil-constitutionnel.fr.

[29] Henri Bandole Kenfack, La Revendication du droit de mourir dans la dignité au nom du droit à la vie : approche innovatrice et conciliatrice de la cour EDH, Revue des droits et libertés fondamentales (RDLF), 2020, n°36, revuedlf.com.

[30] Philippe Cossalter, La dignité humaine en droit public français : l’ultime recours, centre-droit-public-compare.assas-universite.fr, 30 octobre 2014.

[31] Véronique Gimeno, Le principe de dignité de la personne humaine, instrument de modernisation de la Constitution ?, dans Modernité et constitution, Actes de l’atelier n°1 du Ve congrès de l’Association françaises de droit constitutionnel, les 6, 7 et 9 juin 2002, année 2002, 9-10, persee.fr.

[32] Véronique Gimeno, Le principe de dignité de la personne humaine, instrument de modernisation de la Constitution ?.

[33] Véronique Gimeno, Le principe de dignité de la personne humaine, instrument de modernisation de la Constitution ?.

[34] Sylvie Mesure, Dignité et société. Approche sociologique et critique, dans Raisons politiques, 2017/1, n°66, édition Presses de Science PO, mis en ligne le 6 juillet 2017, cairn.info.

[35] Association pour le droit de mourir dans la dignité, Qu’est-ce que l’ADMD ? dans Site admd.org/action/essentiel, lu le 13 juin.

[36] Loi 2014-790, article 4.

[37] Loi 2014-873, article 58.

[38] Code civil, article 16-1-1.

[39] Loi 2004-669.

[40] Ruth Macklin, Dignity is a useless concept, dans British Medical Journal, volume 327, 20 décembre 2003.

[41] Ruth Macklin, Dignity is a useless concept, selon notre traduction.

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