" La pierre précieuse, voire de grand prix aux yeux de certains, qu'est l'émeraude, se voit insultée par un morceau de verre habilement truqué, s'il ne se rencontre personne qui soit capable de procéder à un examen et de démasquer la faute. Et lorsque de l'airain a été mêlé à l'argent, qui donc, s'il n'est connaisseur, pourra aisément le vérifier ? "(Saint Irénée, Contre les hérésies)


samedi 21 novembre 2015

Apollonius de Tyane, un exemple de l'influence chrétienne sur le paganisme

Les miracles de Notre Seigneur Jésus-Christ ne sont pas des mythes ou des légendes. Les récits du Nouveau Testament nous décrivent ce qui s’est réellement produit. Notre foi se fonde en effet sur des faits historiques concrets et avérés. Certains adversaires du christianisme tentent alors de nous persuader de leur fausseté ou de leur qualité purement symbolique. La méthode la plus utilisée est de souligner les points communs entre les récits évangéliques et mythologiques puis d’en extraire certaines valeurs symboliques afin de les ranger au rang des mythes. Le christianisme ne serait donc qu’un avatar du paganisme. Ils veulent ainsi montrer que son origine est purement humaine et que par conséquent l’Église n’a pas cessé de se tromper et de nous tromper. De tels adversaires vont même oser nous convaincre que les religions païennes de l’antiquité n’ont rien à envier au christianisme. Contrairement à ce que nous pensions, elles porteraient une valeur morale et une spiritualité profondes, élevées et antérieures aux valeurs chrétiennes. Finalement, en les écoutant, nous finirions par croire que le christianisme n’est qu’une pâle copie du paganisme. Il l’aurait même empêché de poursuivre son évolution vers de hautes valeurs. En un mot, le christianisme ne serait qu’une imposture néfaste au progrès spirituel et moral.

Le témoignage de l’histoire nous présente une autre réalité, beaucoup plus proche de la vérité. Ce n’est pas en effet le paganisme qui aurait influencé le christianisme mais bien le contraire. Face aux chrétiens et au succès de leur apostolat, la première réaction des païens a été la violence, l’exclusion, la persécution. En vain. En dépit de ce déchainement de haine et de cruauté, le christianisme a poursuivi son expansion. Des esprits plus avisés ont alors compris l’erreur et le danger de cette politique de coercition et de terreur. Ils ont cherché à concurrencer la religion chrétienne en l’imitant. Mais l’homme n’est guère dupe. S’il faut choisir, il préfère l’original à la copie. Ainsi a-t-il directement embrassé le christianisme.

Nous voudrions présenter quelques exemples de cette véritable et vaine influence, malheureusement bien méconnue. Car en dépit des efforts qu’ont menés certains païens pour hausser le niveau spirituel de leur religion, le paganisme n’a guère survécu. Le christianisme est sorti vainqueur de cette confrontation. Cette victoire n’est pas le fruit du hasard. Elle témoigne d’une réalité que nous ne pouvons pas ne pas oublier…

Pourtant, ce témoignage historique est nié ouvertement. Nous avons ainsi pu lire que la vie de Notre Seigneur Jésus-Christ a été influencée par un autre récit, celui d’Apollonius de Tyane. Dans un autre, les empereurs Marc Aurèle et Julien l’Apostat auraient été à l’origine de l’élévation spirituelle du christianisme[1]. Parfaits contre-sens qui remplissent de nombreux discours. Nous allons étudier un cas exemplaire, celui d'Apollonius de Tyane...

Apollonius de Tyane, mépris ou admiration

Apollonius de Tyane est un philosophe, un prédicateur ambulant et thaumaturge du Ier siècle de l’ère chrétienne. Il est né à Tyane, situé en Cappadoce, aujourd’hui la Turquie centrale, vers l’an 16. Il est mort à Éphèse vers 98. Nous connaissons son histoire par plusieurs ouvrages dont :

  •           les Mémorables d’Apollonius de Moeragénès ;
  •           La vie d’Apollonius de Philostrate (première moitié du IIIe siècle) ;
  •           Philalèthès d’Hiéroclès (IVème siècle).
Avant que Philostrate n’écrive sa biographie, Apollonius était connu en Orient comme un grand magicien et ascète, un homme extraordinaire, voire un dieu. Il était placé sur des autels aux côtés des dieux alors que d’autres voyaient en lui un fourbe et un imposteur.

Les Mémorables d’Apollonius de Moeragénès insistent sur ses connaissances en magie et la forte impression qu’il a faite sur certains grands philosophes de son temps dont Euphratès d’Alexandrie. Origène en parle dans son ouvrage Contre Celse. « Nous nous contenterons donc de dire sur le sujet de la magie, que qui voudra savoir si elle peut faire impression sur les philosophes, ou si elle ne le peut pas, n'a qu'à lire les choses mémorables d'Apollonius, magicien et philosophe, né à Tyane. Méragène, qui en est l'auteur et qui n'était pas un chrétien, mais un philosophe, rapporte que des philosophes de réputation se laissèrent surprendre à la magie d'Apollonius, et s'en firent une raison pour l'aller trouver, comme fit, entre les autres, si je ne me trompe, le célèbre Euphrate et un certain épicurien. »[2]


Lucien de Samosate connaît aussi Apollonius de Tyane. Il écrit la vie d’un certain Alexandre d’Abonotique, formé par un médecin, « un de ces hommes, écrit-il, qui s’occupaient de magie, de formules magiques », « un de ceux qui avaient profité de relations avec Apollonius de Tyane »[3]. Lucien le considère comme un imposteur.

Au début du IIIème siècle, Apollonius est surtout connu comme magicien, que méprise probablement la classe cultivée. « Quelques-uns, parce qu'il s'est trouvé en rapport avec les mages de Babylone, les Brachmanes de l'Inde et les Gymnosophistes de l'Égypte, pensent qu'il était magicien, et que sa sagesse n'était que violence: c'est une calomnie qui vient de ce qu'il est mal connu. […] C'est pourquoi je me suis proposé de donner ici des détails exacts sur l'homme, sur les moments où se sont produites telles de ses paroles ou de ses actions, enfin sur le genre de vie qui a valu à ce sage la réputation d'un être au-dessus de l'humanité, d'un être divin.»[4] Avec l’ouvrage de Philostrate, ce personnage prend une nouvelle forme. Il devient prestigieux aux yeux de la société païenne.

La vie d’Apollonius de Tyane selon Philostrate

Philostrate d'Athène v. (170-249)
Né d’une famille riche, Apollonius suit des études philosophiques, notamment auprès d’Euxène d’Héraclée. Ce dernier enseigne une sorte de pythagorisme mêlée d’épicurisme. « Pour moi, je professe la doctrine de Pythagore de Samos. J'y ai appris à honorer les dieux […], à sentir leur présence, qu'ils soient visibles ou non, à m'entretenir quelquefois avec eux, et à ne porter d'autre étoffe que celle qui est faite avec des productions de la terre […]. C'est pour suivre les pratiques de Pythagore que je laisse croître mes cheveux, comme vous le voyez ; et c'est encore pour obéir à ses préceptes, que je garde mon corps pur de toute nourriture qui a eu vie. Je ne serai ni pour vous ni pour tout autre un compagnon de table, de plaisirs et de molle existence; mais si vous êtes préoccupé de quelque difficulté, je suis prêt à vous en indiquer la solution ; car je sais ce qu'il faut faire, et je lis dans l'avenir. » [5] Apollonius s’attache aussi au néo-platonisme. Sa doctrine est en fait un mélange de ces courants philosophiques.



Après une longue retraite faite de silence, Apollonius entreprend un long voyage vers l’Orient (Antioche, Ninive, Babylone) jusqu’en Inde où il rencontre des brahmanes. Il visite aussi les grandes villes occidentales avant de se rendre sur les côtes africaines, en Égypte et en Éthiopie. Ses pérégrinations se terminent par l’Asie puis par Rome. Au cours de ces voyages, il rencontre les grands esprits de son temps sans oublier les empereurs romains et les rois des contrées qu’il visite. Emprisonné par l’empereur Domitien pour magie, il s’échappe de sa prison et disparaît.

A son enseignement, Apollonius associe une vie d’ascète telle qu’elle est définie dans le pythagorisme antique. Végétarien, il pratique l’abstinence et la pauvreté. Il condamne les mœurs de son temps. Il est aussi décrit comme un voyant et un thaumaturge. A son passage, son mode de vie et ses dons attirent les foules. Il prêche le respect des dieux tout en condamnant tout sacrifice sanglant.

Œuvre de propagande ?

Revenons sur Philostrate. Ancien sophiste d’Athènes, il est un rhéteur célèbre de son temps. Il a écrit quelques ouvrages dont Vies des Sophistes, l’Héroïque et des descriptions de Tableaux. Pourquoi a-t-il écrit la vie d’Apollonius ? Dans les différents articles de spécialistes, nous avons trouvé deux réponses possibles.

Julia Domna (170-217)

Au moment où il écrit la Vie d’Apollonius, Philostrate appartient à une sorte de cercle littéraire et philosophique que dirige l’impératrice Julia Domna, fille d’un grand prêtre du Temple d’El-Gabal à Emèse et elle-même prêtresse d’un culte païen. Elle est la femme de Septime Sévère, empereur de 193 à 211. Il semble qu’elle ait voulu restaurer la religion païenne face au progrès du christianisme. « C’était une personne de forte volonté, d’esprit distingué et de grande culture. Devenue impératrice, elle fut bientôt entourée de tout ce que l’empire comptait de beaux esprits. Cette femme, d’esprit pratique, qui eût volontiers gouverné l’État si l’on eût laissé faire, ne pouvait négliger la situation religieuse. Elle y intéressa ses académiciens. Les progrès du christianisme devenaient chaque jour plus menaçants. Les vieux cultes ne lui opposaient qu’une résistance en ordre dispersé. N’est-il pas possible de les grouper autour de quelque idée, de quelque symbole, et leur donner ainsi une sorte d’unité ?...  L’impératrice avait trop de sens pour assumer elle-même le rôle de révélateur. Il fut dévolu à un personnage mystérieux, Apollonius de Tyane […] »[6] Julia Domna aurait alors demandé à Philostrate de réhabiliter Apollonius en réécrivant sa vie de manière à le présenter comme un rival de Notre Seigneur Jésus-Christ. Son ouvrage serait alors une arme de propagande.

Philostrate présente en effet Apollonius comme un sage d’une exceptionnelle qualité, doté de véritables dons de miracles. Il s’oppose à toute idée de magie dans les prodiges qu’il accomplit. Il le décrit comme un pédagogue capable de guider les hommes vers la connaissance des dieux. Selon Apollonius, les dieux veulent être honorés sous diverses formes de culte. Il enseigne enfin le goût de la mortification, le respect de l’humanité, une spiritualité faite de prière et de sacrifices. Il n’est pas vraiment considéré comme un dieu mais plutôt comme un homme d’une nature supérieure et presque divine.

Il est incontestable que le héros de Philostrate ressemble beaucoup à Notre Seigneur Jésus-Christ, même si l’ouvrage ressemble peu aux évangiles. Nous n’avons pas la sobriété et la simplicité des évangélistes. La Vie d’Apollonius est « une suite d’anecdotes fabuleuses, dignes des Milles et Une Nuits, des discours prolixes, des préceptes pédants. »[7] Apollonius connaît tout sur tout et « tous subissent sa supériorité » [8]. Certains faits nous montrent que Philostrate puise parfois son inspiration dans les Évangiles. Apollonius ressuscite une jeune fille, prodige qui ressemble fort à la résurrection de la fille de Jaïre. Il enseigne par des paraboles. Il choisit de passer par certaines villes sous l’influence d’une vision comme Saint Paul. Il adresse par lettres à certaines villes des conseils et des exhortations. Il s’échappe de sa prison comme Saint Pierre. Sa vie se termine par une apothéose, par une élévation. Étranges similitudes…

Une œuvre distrayante ?

Selon des commentateurs, Philostrate n’aurait voulu en fait que divertir. La Vie d’Apollonius n’aurait été qu’un prétexte pour écrire un roman de voyage et d’aventure. « On a fait trop d’honneur à Apollonius de lui attribuer une intention de polémique religieuse. Pour nous, il n’est qu’un rhéteur à courte vue et, écrivant ce livre, il n’a songé qu’à faire œuvre de style, tout au plus à satisfaire une princesse et une époque préoccupée de merveilleux. Il n’a vu dans la biographie d’Apollonius de Tyane qu’une matière à développements littéraires et à narrations merveilleuses. »[9] L’ouvrage présente tous les caractéristiques d’une œuvre sophistiqué, conforme au goût de son époque. Philostrate excelle par ailleurs dans la description de gens extraordinaires.

Certains indices internes au livre confirment cette hypothèse. L’ouvrage de Philostrate contient de nombreuses contradictions qui semblent confirmer qu’il n’est qu’un roman. Apollonius a le don des langues et pourtant, il a besoin d’interprètes et demande à ses interlocuteurs s’ils connaissent le grec. Les villes que le héros rencontre sont majestueuses, bien différentes de ce qu’elles étaient en son temps. « Quand Philostrate vient à parler de Babylone, il la décrit, non telle qu'elle était dans le temps d'Apollonius, mais de la manière qu'elle a été décrite par les auteurs, lorsqu'elle était dans sa plus grande splendeur, et augmente même ce qu'ils en ont dit. »[10] L’histoire contient aussi de nombreux anachronismes.

Quelles que soient ses véritables intentions, Philostrate ne fait pas que distraire son lecteur. Apollonius apparaît comme le défenseur d’« une religion épurée qui tend au monothéisme et habitue les âmes à servir les dieux comme ils veulent être servis. »[11] Selon Pierre de Labriolle, Philostrate ne serait qu’un « habile homme »[12]. Il est parvenu à transformer l’image de son héros au point qu’il est devenu une des plus imposantes figures du paganisme. Porphyre n’hésitera pas à prendre en exemple Apollonius pour relativiser les œuvres et l’enseignement de Notre Seigneur Jésus-Christ. Selon Philostrate, Apollonius sera honoré comme un dieu par les empereurs.


Une arme aux mains d’Hiéroclès

Si La Vie d’Apollonius de Philostrate garde un certain mystère, l’intention d’Hiéroclès est très claire lorsqu’il publie son ouvrage. Son livre est foncièrement dirigé contre le christianisme.

Hiéroclès est un homme politique, proche du pouvoir, ancien gouverneur en Basse-Égypte sous l’empereur Dioclétien. Il a persécuté les Chrétiens. S’inspirant de Celse et de Porphyre, il critique les Évangiles, soulignant ses contradictions. Il représente en particulier « les auteurs sacrés et les apôtres comme des ignorants et des imposteurs, qui avaient exalté sans mesure les actions de leur maître. »[13] Mais selon Eusèbe de Césarée, il a surtout comparé Notre Seigneur Jésus-Christ et Apollonius, exploitant leurs différences pour discréditer le premier et valoriser le second. Il veut en effet démontrer qu’Apollonius était un « sage, un thaumaturge et un exorciste aussi grand que Jésus-Christ. » Il montre notamment que les miracles de Jésus, étant peu nombreux et rapportés par des hommes incultes, ne peuvent être comparés avec ceux d’Apollonius.

Apollonius vu par Hiéroclès est un objet de propagande. Il manifeste une prise de conscience de la part des païens et un réel effort intellectuel pour s’opposer à son expansion. Apollonius est une véritable machine de guerre. Il concurrencera longtemps Notre Seigneur Jésus-Christ. Il finit par être appelé le « Christ grec ». Un représentant de l’élite païenne, Niclomachus Flavianus, traduit en latin la Vie d’Apollonius de Phostrate à la fin du IVème siècle, bien après l’édit de Milan. Saint Augustin[14] et Saint Jérôme[15] doivent encore se battre contre ceux qui préfèrent le Christ Apollonius. On évoquera encore les talismans protecteurs d’Apollonius en Syrie au Ve siècle. Enfin, « au XVe siècle, la polémique antichrétienne a cru trouver dans la vie de ce personnage une occasion d’attaques détournées. Aujourd’hui le dieu s’est évanoui, le philosophe a perdu sa portée, il ne reste d’Apollonius de Tyane que le thaumaturge. Après avoir été présenté comme un continuateur de Pythagore et un rival de Jésus-Christ, il n’est plus considéré que comme un précurseur de Swedenborg.»[16]

Conscient de la force du christianisme, le paganisme a lutté contre son expansion dans le domaine spirituel et moral. Face à Notre Seigneur Jésus-Christ, il a dressé des personnages aux dons extraordinaires, mi-divins, capables de Le rivaliser. Hiéroclès a cherché à relativiser ses qualités et sa puissance. Quant à Philostrate, il a certainement puisé une partie de son inspiration dans les récits évangéliques. L’exemple d’Apollonius montre, s’il le faut, que les païens étaient bien conscients du rôle fondamental de Notre Seigneur Jésus-Christ dans le christianisme, rôle qu’ils n’auraient pas pu imaginer si ce n’est a posteriori. Ce n’est donc pas les Chrétiens qui ont suivi les païens mais plutôt l’inverse. Le cas de Julien l’Apostat est un autre exemple encore plus frappant…





Notes et références
[1]
Voir André Gaillard, Les mythes du christianisme.
[2] Origène, Contre Celse, livre 6ème, XLI.
[3] Lucien de Samosate, Alexandre, §5, dans La Réaction païenne de Pierre de Labriole, chap.II, IV.
[4] Philostrate, Apollonius de Tyane, sa vie, ses voyages, ses prodiges, Livre II, 2, trad. A. Chassaing, 2ème édition.
[5] Philostrate, Apollonius de Tyane, sa vie, ses voyages, ses prodiges, Livre II, 32.
[6] Duchesne, Histoire de l’Église, I, dans Histoire générale de l’Église, Fernand Mourret, Les Origines Chrétiennes, chap. IV, I, Bloud et Gay, 1919.
[7] Pierre de Labriole, La Réaction païenne de, chap.II, IV.
[8] Pierre de Labriole, La Réaction païenne de, chap.II, IV.
[9] Chassang, traducteur de la Vie d’Apollonius, introduction.
[10] Abbé du Pin, Histoire d'Apollonius convaincue de fausseté cité dans la notes 430, Apollonius de Tyane, sa vie, ses voyages, ses prodiges, Philostrate, Livre II.
[11]Pierre de Labriole, La Réaction païenne de, chap.II, IV.
[12]Pierre de Labriole, La Réaction païenne de, chap.II, IV.
[13] Fernand Mourret, Histoire générale de l’Église, Fernand Mourret, Les Origines Chrétiennes, chap., IV, VII
[14] Voir Saint Augustin, Épître 136, dans La Réaction païenne de Pierre de Labriole, chap.II, IV.
[15] Voir Saint Jérôme, Épître 53, dans La Réaction païenne de Pierre de Labriole, chap.II, IV.
[16] Chassang, traducteur de la Vie d’Apollonius, introduction.

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