Entre
les deux guerres, la société est dominée par trois idéologies : le libéralisme,
qui défend la souveraineté de l’individu, libéré de toute contrainte, le communisme et le fascisme, qui prônent la souveraineté de la collectivité ou d’un État totalitaire au détriment de
l’individu. En dépit de leurs différences et de leurs rivalités, ces trois idéologies
partagent un point commun : elles renient
l’homme, corps et âme. Face à ce constat, un autre courant naît et se
développe, celui du personnalisme,
qui remet la personne humaine au centre
des préoccupations. Mais, est-ce vraiment la solution qui donne à l’homme
toute sa véritable dignité et résolve la crise que connaît l’humanité ?
Les prémices du personnalisme au XIXe siècle
Le terme de « personnalisme » n’est pas nouveau. Nous le trouvons dans un ouvrage de
la fin du XIXe siècle, intitulé Solidarisme, individualisme et socialisme[1]
et publié en 1886. Son auteur trouve en son siècle deux erreurs qui
s’interagissent, « d’un côté
l’individualisme qui exalte l’individu ; de l’autre, le socialisme qui
l’écrase. » Contre
l’individualisme, il oppose « le solidarisme qui ne nie
point certes l’individu ni l’individualité, mais qui fait tomber devant lui les
portes de sa prison, et lui ouvre des horizons infinis. » Contre le socialisme, il affirme
« le rôle nécessaire de la volonté individuelle et de la vie morale qui en
découle, le caractère sacré de la personnalité, ce que nous appellerons d’un
mot nouveau mais très clair, le personnalisme. » Le personnalisme illustre la volonté de s’opposer à l’individualisme et
d’affirmer la singularité de chaque homme.
Le
personnalisme, un mouvement de pensée protéiforme
Ainsi,
le personnalisme se présente sous
plusieurs formes, même s’il est animé d’un même constat et d’une même
finalité. Courant de pensée, philosophie ou mouvement d‘idées, « le personnalisme est avant tout un
positionnement, une méthode d’observation de la société, un changement de plan
comme aimait à répéter [Alexandre] Marc. »
Pourtant,
aujourd’hui, quand nous cherchons à connaître le personnalisme, un seul
nom semble s’imposer, celui d’Emmanuel Mounier[8].
Celui-ci a en effet développé une pensée particulière du personnalisme, connu
souvent sous le nom de « personnalisme
communautaire » d’influence chrétienne.
Emmanuel
Mounier
D’abord
professeur et membre actif d’une organisation catholique militante, Mounier
quitte la voie de l’enseignement et de l’apostolat organisé pour développer un mouvement de jeunes
intellectuels en majorité chrétiens et fonder en 1932 la revue Esprit,
dont il devient le directeur. Il anime en parallèle des groupes de réflexion et
se dépense en conférences, rédigeant articles et ouvrages. Cette revue est
associée à un mouvement politique, appelé Troisième force, que dirige l’avocat
George Izard (1903-1973), jusqu’à leur divorce l’année suivante. La vie de Mounier
s’identifie désormais à la revue Esprit et au personnalisme
communautaire.
Refaire
la Renaissance
Qu’est-ce
que le personnalisme de Mounier ?
Selon
Mounier, le personnalisme n’est ni une théorie, ni une doctrine, encore moins
une école. Il le considère plutôt comme le
fondement ou l’esprit d’un ordre nouveau, dans lequel prime le spirituel.
Il n’est non plus ni idéalisme ni verbiage, ni politique ni moraliste. Il le
présente comme une œuvre d’action et de
réalisme. Ainsi, dépassant les idéologies dominantes ainsi que le
développement de la technique, Mounier présente la civilisation comme « une réponse métaphysique à un appel
métaphysique, une aventure de l’ordre de l’éternel, proposé à chaque homme dans
la solitude de son choix et de sa responsabilité. »
Qu’est-ce
qu’une personne selon Mounier ?
Sans-doute,
pouvons-nous mieux saisir ce qu’il entend par personne dans tout ce qui
s’oppose à sa conception. Mounier oppose en effet la notion de personne
humaine, d’une part à l’individualisme, c’est-à-dire à la souveraineté de
l’individu, que prône le capitalisme et qu’incarne ce qu’il nomme « le monde bourgeois décadent », et
d’autre part, au totalitarisme, c’est-à-dire à la souveraineté de l’État totalitaire, que met en œuvre le
fascisme et le communisme. Comme il l’évoque dans son premier article de la
revue Esprit, au lieu de confronter l’individualité et la
collectivité, il cherche à harmoniser
ces deux éléments qui constituent la personne. Alors que « le premier souci de l’individualisme est de
centrer l’individu sur soi, le premier souci du personnalisme est de le
décentrer pour l’établir dans les perspectives ouvertes de la personne. »
La personne est ainsi perçue comme le
dépassement de l’individu, relié à la dimension matérielle, pour l’ouvrir à sa
dimension spirituelle tout en établissant des relations nécessaires avec autrui.
Cela n’est possible que par un double
mouvement : le mouvement qui la fait être par l’appropriation de la
singularité de son existence, et le mouvement vers autrui par la recherche
d’ouverture vers autrui. La personne se caractérise donc par « un mouvement de l’être vers l’être ».
C’est ainsi qu’elle devient consciente de son existence ainsi que l’existence
de l’autre. Elle est alors sujet de son existence, de ses relations, de sa
volonté. Par sa dimension spirituelle,
elle acquiert liberté et créativité.
Les
éléments constitutifs du personnalisme de Mounier
- Vocation
Au
cœur du personnalisme, nous trouvons la notion de vocation[16] de l’homme. Selon Mounier, la vocation
« désigne ce qu’un être humain a en
propre, d’unique, qui ne peut être remplacé par personne d’autre. »[17] Elle correspond à la singularité de l’homme. C’est ainsi qu’« une position personnaliste »
consiste à « penser que toute
personne a une signification telle qu’elle ne peut être remplacée à la place
qu’elle occupe dans l’univers des personnes »[18].
Le personnalisme consiste donc à découvrir
en chacun d’entre nous ce qui fait notre singularité. L’homme devient une
personne lorsqu’il s’approprie de sa singularité, lorsqu’il reconnaît son
unicité, lorsqu’il réalise sa vocation. « La vie personnelle est en effet une conquête offerte à tous. »[19] La personne n’est donc pas toute faite. Elle
advient à travers un processus de personnalisation.
Ainsi,
par sa singularité, « la personne
est un absolu à l’égard de toute autre réalité matérielle ou sociale, et de
toute autre personne humaine. »[20] C’est ainsi que Mounier désigne la valeur absolue de la personne. Cela signifie
qu’elle ne peut pas être considérée comme une partie d’une société de toute
nature, comme la famille, l’État,
la nation, l’humanité, ou comme un moyen.
- Incarnation
Le
deuxième élément qui caractérise la pensée de Mounier est l’incarnation. « La
personne, chez l’homme, est substantiellement incarnée, mêlée à sa chair tout
en la transcendant, aussi intimement que le vin se mêle à l’eau. »[21] Cela signifie que la personne n’est pas une idée ou chose abstraite. Elle est
« présence et engagement »[22]. Elle est une présence
agissante. Le personnalisme reconnaît donc la réalité vivante de l’homme et ses servitudes sans néanmoins
oublier sa transcendance à l’individu et
à la matière.
- Communion
Enfin,
le troisième constitutif du personnalisme est la communion. C’est en accueillant l’autre, en se donnant aux
autres que la personne se réalise authentiquement. « Nous trouvons dans la communion insérée au
cœur même de la personne, intégrante de son existence même. »
Le "mythe directeur" de la communauté personnaliste
Engagement
Mounier refuse toute inaction. Sa
philosophie se veut créatrice et libératrice afin de contribuer à l’élaboration d’un nouvel ordre. Il est
ainsi particulièrement sévère à l’égard des catholiques qui acceptent la
tranquillité de leur vie et refusent de s’engager dans la société moderne. Il
dénonce leur absence à l’égard de la réalité. Il veut qu’« en tant que chrétiens », ils
puissent « reprendre contact avec
l’ensemble de la vie moderne, et non pas dans une sorte de modernisation
facile, d’adaptation extérieure des vérités éternelles chrétiennes aux choses
d’aujourd’hui, mais dans la recherche d’une source profonde dans laquelle nous
retrouverions le chrétien à travers le temporel et tout le temporel à travers
le chrétien »[28].
Mais, le nouvel ordre qu’il veut construire n’est pas un ordre chrétien. C’est
ainsi qu’il associe croyants et non-croyants dans sa quête.
La revue Esprit ne diffuse pas en effet des positions catholiques au point de ne plus défendre la vérité, comme le désapprouve Jacques Maritain. « Il faudrait, dit-il à Mounier, à vous-même de ne jamais laisser la vérité offensée dans la revue (…). Le fond de la question est que votre entreprise exige des âmes orientées vers la sainteté, je dis celle de l’intelligence comme celle du cœur. Vous le savez, mais la plupart de vos collaborateurs n’en ont qu’une idée très vague »[29]. Maritain dénonce ainsi le caractère équivoque de la revue. En fait, Esprit n’a jamais voulu être une revue catholique. Mounier cherche à créer une réelle communauté interconfessionnelle. Il cherche à définir « de nouvelles formes de culture et de civilisation où tous les hommes, délivrés de l’oppression matérielle et des dictatures spirituelles, puissent trouver les conditions minima d’une vie personnelle. » Il ne s’agit pas de déterminer un « dénominateur commun, mais une image virtuelle où se rencontrent et se reconnaissent des regards différents. »[30]
Personnalisme
et christianisme
Mounier
critique les chrétiens de son temps pour trois raisons. Il montre qu’avant la
guerre, les chrétiens ont oublié que la foi chrétienne disposait à vivre en
contradiction avec l’ordre du monde. Or, ils apparaissent plutôt comme des
chrétiens tranquilles, à l’aise dans leur siècle, en accord avec l’ordre des
choses, avec la vie de « petit
bourgeois », ce que Mounier abhorre tout particulièrement. Il rappelle
alors que le chrétien est un dissident et qu’il doit naturellement mener un
combat non seulement extérieur mais aussi intérieur. Mounier récuse aussi toute
communautarisme de chrétiens qui vivraient en repli ou en esprit de ghetto
comme il critique la tendance à se replier sur sa famille. Enfin, « il demande aux chrétiens d’abandonner tout
esprit de monopole sur des valeurs communes. »
Face
à ce diagnostic, Mounier prône « la
révolution spirituelle ». De quoi s’agit-il ? « Le spirituel,
pour le chrétien, c'est en toute rigueur la présence dans notre vie de la vie
éternelle, en opposition à nos activités naturelles. Mais cette vie éternelle
est elle-même charnelle et ne s'offre à nous communément qu'à travers ces
activités naturelles. Au lieu de maintenir en toute occasion ce point de vue
central d'une religion qui a l'Incarnation pour axe, nous avons laissé, peu à
peu, notre notion de spirituel se contaminer à la notion éclectique et
déracinée d'un idéalisme où “spirituel”, “moral”
signifie l'esprit sans corps (…) Nous n'avons pas à apporter le spirituel au
temporel, il y est déjà, notre rôle est de l'y découvrir et de l'y faire vivre,
proprement de l'y communier. Le temporel tout entier est le sacrement du
Royaume de Dieu. »[32] Nous revenons ainsi à la critique
du chrétien qu’il conçoit comme trop tenté à se replier sur sa sphère de
confort familial ou communautaire.
Le « spirituel » est ce que le
chrétien doit découvrir dans les événements et des structures de vie
collective, ce qui implique des postures de réception, d’attention et
d’humilité mais de confiance et d’audace. S’ils sont distincts et ne peuvent
être confondus, le spirituel et le temporel ne peuvent être séparés. Il s’agit
aussi de faire vivre le « spirituel » dans l’histoire,
c’est-à-dire d’être collaborateurs de l’œuvre continuellement créatrice de
Dieu. Finalement, nous devons repérer où Dieu agit afin de nous y associer.
C’est ainsi la foi pourra agir sur la civilisation, une civilisation bâtie en
coopération avec les non-catholiques et les non-croyants…
Conclusions
Sa revue soulève bien des questions. Comment est-il possible de la développer une revue si les collaborateurs sont d’horizons et de croyances différents. Leurs oppositions au capitalisme, au communisme et à l’ordre établi ne suffisent-ils pour les unir dans un même combat ? Ou sont-ils unis par un rêve ? Rêve d’un idéalisme romantique porté vers l’action, qui refuse pourtant tout idéalisme ? Rêve d’un humanisme intégral, où l’homme est l’alpha et l’omega de toute chose ? Ou simplement le vœu d’instaurer une société socialiste vers laquelle Mounier se penche incontestablement ?
Qu’est-ce que finalement le personnalisme de Mounier ? C’est la volonté de répondre à la crise civilisationnelle par l’instauration d’un ordre centrée sur la personne telle que Mounier la conçoit, non perçue comme une créature de Dieu qu’il faut rétablir dans sa justice et sa dignité, mais comme une œuvre à venir. Pourtant, il ne peut la définir, la considérant comme insaisissable, comme « un fait qui doit se continuer, se développer, s’expérimenter »[33]. Elle est le produit incessant d’un double mouvement de directions contraires, l’un centrée sur le moi, l’autre sur l’autrui, portant en même temps sur l’intériorisation[34] et l’extériorisation. La personne est ainsi le produit d’une dialectique dirigée par elle-même… Mais, pour la rendre plus saisissable, plus concrète, Mounier s’attache finalement à la décrire négativement, comme contraire à d’autres conceptions de l’homme, celle du capitalisme et du communisme. Mais l'ordre qu'il veut établir est-il bien différent de l'ordre capitaliste ou communiste ? Sa révolution, peut-elle en effet apporter un remède à la crise civilisationnelle, à une civilisation qui justement rejette Dieu et refuse le règne de Notre Seigneur Jésus-Christ ?...
Notes et références
[1] Albin Mazel, Solidarité, individualisme et
socialisme, Conclusion, p. 74, Libraires-éditeurs J. Bonhoure et
cie,1882, gallica.bnf.
[2] Claude Millet, Charles Renouvier lecteur de Hugo,
1991, victorhugoressources.paris.fr.
[3] Renouvier, Le Personnalisme.
[4] Larousse, définition du
personnalisme.
[5] Nicolas Berdiaev, Nicolas
Berdaiev et Jacques Maritain : un dialogue d’exception (1925-1948),
Bernard Hubert, 2022, dans Maritain et Berdaiev : à l’origine du
personnalisme, Yoann Colin, publié le 7 janvier 2023, nonfiction.fr.
[6] Eugène Porret, Le Personnalisme existentiel de
Nicolas Berdiaeff, dans Revue d’Histoire et de Philosophie
religieuse, année 1950, 30-3, persee.fr.
[7] David Soldini, Écrits sur le personnalisme,
Personnalistes et non-conformistes, 22 juillet 2006, taurillon.org.
[8] Mounier a écrit de nombreux ouvrages
et articles pour présenter sa philosophie. Nous pouvons retenir trois
livres : Manifeste au service du personnalisme (1936), Qu’est-ce
que le personnalisme ? (1947) ou encore Le Personnalisme,
collection que sais-Je ? (1950). Écrits sur le personnalisme (2000)
reprends des textes de Mounier.
[9] Mounier, Refaire la Renaissance,
dans la revue Esprit, n°1, octobre 1932, gallica.bnif.fr.
[10] Alexandre Marc, Vers un ordre nouveau,
dans la revue Esprit, n°2, novembre 1932, gallica.bnif.fr.
[11] Bernard Comte, article Mounier
Emmanuel, Hippolyte Henri, dans la revue Maitron, Dictionnaire
biographique, maitron.fr, version mise en ligne le
4 avril 2013 et modifiée le 17 juin 2024. Le Maitron se présente comme
une revue du mouvement ouvrier et social
[12] Mounier, Le Manifeste du personnalisme,
octobre 1936.
[13] Mounier, Le Manifeste du personnalisme.
[14] Mounier, Le Manifeste du personnalisme.
[15] Mounier, Le Personnalisme, dans Œuvres,
tome III, 1944-1950, Seuil, 1962 dans La notion de personne chez Emmanuel Mounier.
Approche aphotique et mystique, Marie-Etiennette Bely, dans Revue
des sciences religieuses, année 1999, 73-1, persee.fr.
[16] Dans Le manifeste du personnalisme,
nous recensons 49 fois le terme de « vocation ».
[17] Michel Deneken, Meurt le personnalisme, revient
la personne : la voix d’Emmanuel Mounier, dans Les
cahiers philosophiques de Strasbourg, 31|2012, journals.openedition.org.
[18] Mounier, Le Personnalisme, dans Meurt
le personnalisme, revient la personne : la voix d’Emmanuel Mounier,
Michel Deneken.
[19] Mounier, Le Manifeste du personnalisme.
[20] Mounier, Le Manifeste du personnalisme.
[21] Mounier, Le Manifeste du personnalisme.
[22] Mounier, Le Manifeste du personnalisme.
[23] Mounier, Le Manifeste du personnalisme.
[24] Mounier, Le Manifeste du personnalisme.
[25] Mounier, Le Manifeste du personnalisme.
[26] Mounier, Le Manifeste du personnalisme.
[27] Mounier, Le Manifeste du personnalisme.
[28] Mounier, Les cinq étapes d’Esprit,
dans Bulletin
des amis d’E. Mounier, mars 1967, reprise d’une conférence donnée le 23
décembre 1944, dans, jstor.org.
[29] Maritain, Maritain J., Mounier E.,
Correspondance 1929-1930, édition Petit, Desclée de Brouwer, 1973 dans
Wojciech Gliniecki, « L’affirmation » de l’homme dans le personnalisme de Jacques
Maritain et son apport dans la vision intégrale de l’être humain,
Collection du Département de Théologie morale et d’Ethique de l’Université de
Froubourg (Suisse), Press Fribourg, 2022.
[30] Mounier, Emmanuel Mounier,
collection Microcosme, édition du Seuil, 1972 dans « L’affirmation » de
l’homme dans le personnalisme de Jacques Maritain et son apport dans la vision
intégrale de l’être humain, Wojciech Gliniecki.
[31] Guy Coq, dans Feu la chrétienté,
Emmanuel Mounier, Desclée de Brouwer, 2013.
[32] Mounier, Le Personnalisme, 1949
dans l’article « Emmanuel Mounier rappelle aux chrétiens leur
condition de dissidents », Anne Guéry, 21 juillet 2023, Le Figaro,
FigaroVox.
[33] Wojciech Gliniecki,
« L’affirmation » de l’homme dans le personnalisme de Jacques
Maritain et son apport dans la vision intégrale de l’être humain.
[34] Mounier préfère parler de
dépossession que d’intériorisation, terme trop flou.
[35] Jean-Luc Chabot, Le courant personnaliste et la déclaration universelle des droits de l'homme, Communication du colloque international "2001, l'Odyssée des Droits de l'Homme", organisé par le Centre historique et juridique des Droits de l'Homme, 22-24 octobre 2001,








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